La polémique enfle concernant le retour du mythique jeu télévisé cet été sur France 2.

Plusieurs voix s'élèvent face à l'absence des vachettes qui caractérisaient pourtant l'émission à l'époque.

Nagui, producteur de l'émission et grand défenseur du bien-être animal, avait posé cette condition préalable avant toute production éventuelle. Olivier Minne, qui assure la nouvelle présentation avec Bruno Guillon et Valérie Bègue, avait confirmé l'information au micro de Sud radio: "Ça a été très clair dès le départ : il n’y aura pas l’utilisation des petites vaches pour la nouvelle formule d’Intervilles. Donc, que les gens qui s’en émouvaient sachent que ce ne sera pas le cas".

Cette décision suscite de nombreuses réactions indignées dans le Gers et les Landes où la course landaise est ancrée dans la tradition: "Appeler une émission Intervilles sans les vachettes, c’est une aberration. Je connais les convictions de Nagui et je les respecte mais je pense qu’il a fait un amalgame par rapport à la tauromachie espagnole", réagit Pierre Robin, le créateur du groupe Facebook "Non à Intervilles sans vachette !" qui compte 13.000 membres.

Un appel au boycott sur Twitter a même été lancé par l’Union des villes taurines de France (UVTF) qui rassemble des villes comme Nîmes et Béziers: "Il s’agit d’un appel au boycott. L’UVTF demande aux villes taurines de ne pas participer à Intervilles si la décision d’en exclure les vaches landaises est maintenue. Nos arènes ont fait le succès de cette émission mais n’en accueilleront pas une version édulcorée stigmatisante pour la culture taurine"