Au préalable, il a publié une petite annonce sur un site de rencontre en se faisant passer pour "Jean-José, un homme de 26 ans super-bien monté." Ni une ni deux, le buzz à peine lancé, la polémique s’installe. Voué aux gémonies, il est décrit comme homophobe, le CSA s’empare de l’affaire et l’animateur plonge. " D’emblée, je reconnais que c’est lourdingue, et que l’émission ne restera pas au panthéon de la finesse comique " , écrit-il.

La sanction tombe, le 26 juillet : une amende de 3 millions d’euros à l’encontre de la chaîne. Et la perte de recettes publicitaires, liée au retrait de certains annonceurs. Soit 12 millions d’euros au total.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là : non seulement, elle a écorné durablement l’image de Cyril Hanouna, mais il apprend, par ailleurs, qu’un bénévole du Refuge, une association qui vient en aide aux homosexuels victimes de rejet, affirme qu’un certain Quentin aurait été jeté à la rue après que ses parents l’ont reconnu sous la voix de Jean-José. Ces propos seront démentis par l’avocat du Refuge lui-même mais le mal est fait. Ce qu’il qualifie d’épisode le plus douloureux de sa carrière aura profondément changé Hanouna, qui rappelle, par ailleurs, qu’il a toujours été un fervent partisan de l’association, qu’il avait d’ailleurs, grâce à un partenaire annonceur de l’émission, permis de se doter d’un mobilier neuf. " Tout ce que je fais à la télé depuis 12 ans, c’est jeter des ponts entre des mondes qui ne se parlent plus […]. Et là, j’avais fait l’inverse. J’avais créé de la désunion et du malaise " , écrit-il.