Gérard Lanvin est connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, et il l'a encore démontré ce dimanche. Dans un entretien long de 10 minutes accordé à la journaliste Audrey Crespo-Mara, l'acteur - également chanteur depuis peu - est venu faire la promotion de son album, intitulé "Ici-Bas" dont la sortie est prévue le 21 mai prochain. Mais pas que.

Après avoir répondu à plusieurs questions liées à son album, Gérard Lanvin est interpellé par Audrey Crespo-Mara :  "Il y a vos coups de gueule sur l'époque actuelle aussi, très rock. Vous la trouvez comment ?" Ce à quoi l'acteur de 70 ans répond. "L'époque est déconcertante, affligeante. Pour moi, la technologie a pourri le monde. Les sans-co****** parlent derrière leurs écrans. C'est de la dénonciation, de la délation. C'est une époque minable. C'est très difficile aujourd'hui d'imaginer un monde heureux dans les années qui vont venir", souffle-t-il.

L'acteur français poursuit en pointant du doigt la manière dont la crise sanitaire a permis de mettre en lumière plusieurs années de décisions politiques qui, à ses yeux, vont à l’encontre de ce qu’il aurait fallu mettre en œuvre. "Je suis un citoyen angoissé ! Aujourd’hui, on s’aperçoit que rien ne fonctionne. Les hôpitaux, les flics et les pompiers manquent de tout. Ça fait 30 ans que j’entends les infirmières se plaindre, mais ce n’est pas d’aujourd’hui, lâche Gérard Lanvin. Mais, où va tout l’argent qu’on nous demande de donner ? Tous ces impôts qu’on paye ? Tout… Merde. On s’en aperçoit aujourd’hui ! Avec ce problème de Covid, tout a été révélé. C’est une honte."

Dans un extrait de son album " Entre le dire et le faire" , Gérard Lanvin s'emporte contre les présidents français (Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron). "Ces présidences-là sont des présidences people. On ne retient rien politiquement d'eux, rien !", s'explique-t-il.


Dernier coup de gueule de Gérard Lanvin, sur les César. Lui qui n'a jamais voulu aller chercher ses deux statuettes remportées n'apprécie pas la cérémonie des César, et le clame haut et fort. "Tout le monde s'emmerde et trouve cela lamentable, mais personne n'ose le dire. C'est une cérémonie un peu prétentieuse,  affirme-t-il, avant d'évoquer l'édition de cette année, marquée par la crise sanitaire. "Lamentable. Mais ce n'est pas étonnant, les circonstances ont fait que c'était à plat ! Il y a le Covid, vous avez une réunion de gens avec des masques. Déjà que ce n'est pas drôle sans, mais alors avec…"