Aux commandes de cette fête à la chanson française ? L’ex-Miss France Laury Thilleman, accompagnée d’André Manoukian au piano sur la scène de l’Olympia. Au programme ? Sylvie Vartan, Amel Bent, Chimène Badi, Camélia Jordana mais aussi Amir, Florent Pagny, Kendji, Claudio Capéo ou encore Jean-Baptiste Guégan, Elsa Zylberstein, Vianney, Thomas Dutronc et Pascal Obispo. De nombreux artistes de la scène musicale française qui se retrouvent pour chanter ensemble. Bref, des bœufs de reprises hommages aux 100 ans de la naissance de Georges Brassens, aux 35 ans de la disparition de Daniel Balavoine mais aussi aux plus belles chansons de Charles Aznavour et Johnny Hallyday… Sans oublier une surprise de Sylvie Vartan.

“Les théâtres, le cinéma et l’Horeca sont essentiels !”

Ou quand l’envie de refouler la scène, aussi, se fait clairement ressentir en cette période de crise sanitaire qui ne semble pas aller mieux pour le milieu culturel. Il leur reste néanmoins les plateaux télé. Comme le déclarait dans nos colonnes, il y a un mois lors de son passage à Viva For Life, Patrick Bruel. “Les théâtres, le cinéma et l’Horeca sont essentiels !” insistait le chanteur, qui se languit de Forest National qu’il espère retrouver le 13 juin prochain. “Cette image de concert nous rappelle parfois celle d’un autre temps. Et pourtant, c’était il y a un an. On a tellement envie que cela recommence, que ça reparte. On a envie de retrouver ces sensations, de pouvoir être très nombreux dans une salle, de sauter en l’air, de pouvoir danser, de se prendre dans les bras, de partager et de chanter. Mais bon… on sait que cela sera pour après la vague, après la convalescence. En attendant, que ce soit les théâtres, les cinémas ou certains restaurants (Patrick Bruel a aussi investi dans le milieu Horeca, NdlR), ils auraient pu peut-être revoir un peu leur copie. Car ce n’était pas plus dangereux que cela et certainement essentiel.” 


Celui qui vient de sortir un live de sa tournée et sera bientôt à l’affiche du film Villa Caprice (le 20 janvier) sait de quoi il parle. “Arriver à installer cette notion de non-essentiel sur un secteur comme la culture, c’est dangereux… Car qui sont ceux qui ont voulu priver le peuple de culture ? Et à quoi cela a mené à chaque fois ? On n’en est pas là, évidemment, car ils n’ont pas l’intention de le faire. Mais leurs maladresses peuvent blesser, faire mal à une profession et à tout un secteur déjà meurtri et affaibli. Pour certains même, anéantis. Sans compter tout ce qui l’entoure. Cette considération fait partie de l’existence même de l’artiste.”

Patrick Bruel est même convaincu qu’il y aura un avant et un après-coronavirus car “on ne sort pas indemne d’une telle fracture. Même une fois guéri, on aura un temps de convalescence qui sera ce qu’il sera mais il existera. Et il faudra l’appréhender avec intelligence et subtilité. Car ça ne reviendra pas du jour au lendemain. Il faudra du temps pour que les gens soient rassurés et viennent en toute confiance voir un spectacle.”