Après les révélations d' Aurélie Van Daelen hier, au tour de trois figures emblématiques de la saison actuelle des Anges de fustiger la production d'une émission phare de la téléréalité en France. Si les internautes appelaient déjà au boycott des Anges (diffusé sur NRJ12) sur les réseaux sociaux, voilà que ce sont les candidates elles-mêmes -soutenues par d'anciennes- qui dénoncent les pratiques douteuses de la production. Angèle, Rania et Nathanya ont même lancé un mouvement sur Instagram qui fait l'effet d'une petit bombe dans le milieu via le hashtag "#Stopharcèlement". Leurs accusations étant accablantes et leurs témoignages pour le moins glaçants.

"Le harcèlement, c'est la signature des Anges"

Dans un live Instagram, Angèle avait déjà expliqué avoir subi du harcèlement sur le tournage des “Vacances des Anges”. “J’ai l’impression que c’est la signature des Anges, le harcèlement. J’ai l’impression que chaque année tout est mis en place, autant par les candidats que par la production, pour qu’il y ait une personne qui subisse de l’acharnement. Si je n’avais pas ouvert ma gueule, ça aurait été Emma la meuf qui aurait subi l’acharnement cette année."


“On m’a enfermée dans une chambre quand j’ai été agressée par d’autres candidats."

“Une téléréalité, je suis désolée de casser le mythe, mais il y a un scénario, une trame à suivre”, a affirmé d’emblée Angèle, sur le plateau de TPMP. Victime de harcèlement, elle détaille les sévices subis. “Quinze personnes qui vont se mettre sur une seule candidate et vont la pousser psychologiquement à bout. Ça se fera à travers des humiliations, des insultes, dans mon cas, on m’a aspergée de produit pour le ménage, on m’a insultée de ‘pute et de salope’, on m’a menacée et on a voulu me frapper.” Elle va même encore plus loin en affirmant avoir subi une forme de séquestration. “On m’a enfermée dans une chambre quand j’ai été agressée par d’autres candidats."


"Le producteur était défoncé"

"Un soir, avec une autre candidate qui a subi du harcèlement comme moi, Céline, on a été quasiment enterrées vivantes", révèle ainsi Nathanya, une ancienne candidate du programme saison 11, qui a aussi fait de lourdes révélations sur la production et sur les coulisses du tournage. “Pendant qu’on dormait, d’autres candidats sont partis en boîte de nuit. Comme on n'était pas dans cette séquence, on est juste parties se coucher. On dormait tranquillement et on s’est fait réveiller par un bruit de verre brisé. Et quand on s'est tournées l'une vers l'autre, On s’est retrouvées couvertes de terre et des gros pots de palmiers qui étaient sur nous.”

Cette nuit-là, les jeunes femmes ont appelé la production, “mais le producteur était défoncé”, a déploré Nathanya. Les jeunes femmes ont ensuite assuré à Cyril Hanouna que de l'alcool et de la drogue se trouvaient sur le tournage. “La drogue est fournie par la production”, ont-elles même affirmé dans TPMP. “Les tournages se passent à l’autre bout du monde, donc les candidats ne prennent pas le risque de passer la douane avec de la drogue. La drogue, c’est de la cocaïne.”


Obligées de se mettre en couple

D'après les trois candidates, la production les force aussi à se mettre en couple pendant le tournage. “On m’a demandé de me mettre en couple avec un candidat. J’ai dit à plusieurs reprises que je ne voulais pas, ils n’ont pas lâché l’affaire”, a raconté Angèle. Rania confirme: “On va nous sortir des trucs du genre: ‘Si tu n’es pas prête à le faire, il y a 2.000 CV sur la table’. Il y a un peu de pression.” Même son de cloche du côté de Nathanya. “Une productrice, lors de mon tournage des Anges, quand elle a vu que je ne voulais pas me mettre en couple, elle est venue en me disant: ‘Mais toi, tu as fait un casting de salope et là, tu fais la prude’.”


"Une incitation à la prostitution" selon Gilles Verdez

"Personne n’est emprisonné, a assuré le parrain des Anges, Fabrice Sopoglian, sur l'Instagram de Sam ZirahOn est dans une télé-réalité ouverte. A tout moment les candidats peuvent venir me parler et à la production, et ils peuvent partir à tout moment”. Si, pour l’heure, la production officielle de l’émission “Les Anges” n’a pas encore réagi à ces accusations, ces révélations chocs ont fait l'effet d'une petite bombe sur le plateau de Touche pas à mon poste. Gilles Verdez décrit cela comme une “incitation à la prostitution”. Pour Géraldine Maillet, “C’est Madame Claude des temps modernes en fait”. Quant à la Toile, elle défend les candidates. “Cette production doit répondre de ses actes devant la justice", peut-on lire notamment sur Twitter.