Télévision Miley Cyrus aurait-elle perdu la tête? Ou se serait-elle repoudré les nasaux une fois de trop? La jeune chanteuse de 20 ans a choqué le public lors de sa prestation aux MTV Video Music Awards dimanche soir, et il y a de quoi. Positions plus que suggestives, danses lascives, surexposition de langue et tenue ne cachant pas grand chose, Miley Cyrus a provoqué bon nombre de réactions sur les réseaux sociaux. Sa performance a d'ailleurs laissé sans voix les invités présents. 

 

Miley Cyrus a notamment été remarquée pour son "twerk" avec Robin Thicke, chantre r'n'b gominé auteur de "Blurred Lines", l'un des tubes incontournables de l'été qui s'achève. Ce "pas de danse" consiste à se pencher vers l'avant pour secouer les fesses tête en bas (de préférence contre l’appendice reproducteur d'un bellâtre). Ce bon Robin, bien qu'habitué aux faveurs de la gent féminine, n'en revenait pas. Certains de ses proches se sont confiés à la presse:  "Il pensait que ça allait être marrant de chanter avec elle, mais il ne s’attendait vraiment pas à ce qu’elle lui vole la vedette" . Du côté des autres célébrités, hormis une Rihanna impassible face à ce spectacle (et qui semble d'ailleurs s'être puissamment ennuyée tout au long du show), la réaction de la famille de Will Smith a beaucoup amusé le web. Certains médias ont néanmoins démontré que c'est le spectacle offert par la toujours fantasque Lady Gaga qui a provoqué ce tableau de famille effarée.


Si la chanteuse voulait créer le buzz, c'est réussi. Plus 300 000 tweets à la minute ont été enregistrés lors de sa performance. Dernièrement, ses nombreux changements de look avaient permis de casser l'image de la jeune Hannah Montana, personnage de la série du même nom créée par Disney Channel et incarné par Miley Cyrus. Elle est désormais à 10,000 lieues du personnage qui l'a suivie toute sa jeunesse. 

   

Mais cette transformation d'une égérie de Disney en icône sexuelle n'est pas un phénomène isolé. Si l'école du souriceau aux grandes oreilles a engendré d'immenses talents - le prince de la pop Justin Timberlake, l'acteur chouchou de ces dames Ryan Gosling pour n'en citer que deux - , les exemples de destins sinueux sont légion. On se souviendra longtemps des frasques de Lindsay Lohan, des photos dénudées de Vanessa Hugdens ou du feuilleton haletant des amours acnéiques de Selena Gomez et Justin Bieber. Sans parler de l'épisode psychotique de Britney Spears, allègrement droguée et empêtrée dans les problèmes juridiques pour la garde de son fils, lorsqu'elle se rasa et opta pour la boule à zéro en 2007. A l'instar des pionniers Drew Barrymore (mini-héroïne du film "E.T.") ou Macaulay Culkin, (tête blonde de "Maman, j'ai raté l'avion"), les enfants stars de la télévision populaire sont-ils condamnés à péter les plombs?

Sans doute exposés trop tôt aux paparazzis et démons médiatiques, ces enfants voient leurs moindres faits et gestes épiés en permanence. Cela aurait-il un impact sur leur comportement? Il n'aura en tous cas pas fallu attendre longtemps avant de voir Miley Cyrus se transformer en un personnage plus vulgaire que sexy, arborant une infâme coupe de cheveux  butchy -punk et une garde-robe futuriste de Lady Gaga de supermarché. Lindsay Lohan, quant à elle, ne cache plus son addiction aux drogues dures et s'affiche sur les couvertures des journaux "people" pour ses déboires avec les autorités. Ces jeunes surexposés sont partout, cherchant à créer le buzz à chaque instant pour ne pas se faire oublier. Une fièvre de la célébrité impossible à freiner une fois inoculé le virus Disney. 

Récemment, Vanessa Hugdens et Selena Gomez se donnaient la réplique dans "Spring Breakers" où drogue, alcool et sexe se mélangent sur fond de hip hop et d'infra-basses rutilantes. Une rengaine bien connue des ados du vingt-et-unième siècle, friands du genre et faisant fi des tabous des générations précédentes. Une jeunesse - particulièrement américaine - ivre d'outrance, qui ne semble plus pouvoir s'amuser sans se dénuder ou se défoncer les tympans (à coup de  bpm ) et le foie (à torrents d'alcool fort). Loin de nous l'envie de cracher dans la soupe en niant tous ces "plaisirs simples"... Mais, en la matière, il est bon parfois d'user d'un tantinet de subtilité.

D'aucuns sont nostalgiques de ces figures emplies d'innocence qu'incarnaient jadis ces starlettes de séries d'ados à succès. Oubliées les Hannah Montana, Gabriella Montez (High School Musical) et autres sorcières de Waverly Place. Place à ces jeunes femmes qui ne craignent pas de poser une chaussure - sur le tapis rouge - au talon sans doute plus haut que la longueur de leur jupe.