Ce dimanche, TF1 a consacré un reportage sur les chanteurs qui participent à la tournée "Born in 90".

Diffusée dans Sept à huit, cette séquence a choqué Larusso. La chanteuse, qui rentrait de tournée, a été scandalisée par ce qu'elle a vu sur la chaîne française. Elle considère cela comme un "tissu de mensonges".

L'émission présentée par Harry Roselmack s'est intéressée aux coulisses de la tournée "Born in 90", qui cartonne dans l'Hexagone. Elle regroupe des chanteurs et chanteuses qui ont connu la gloire dans les années 90. Sauf qu'entre le discours tenu lors du tournage et celui aperçu dans le reportage, la vérité n'a pas été traduite. C'est en tout cas ce qu'estime Larusso, qui est rapidement montée dans les tours et qui a publié une longue vidéo sur Facebook afin de partager sa colère à ses followers. "Ce qui me chagrine, c'est de venir, de tourner des images et de ne pas dire la vérité, de ne pas dire ce qu'il se passe (...) Il y a des gens qui nous aiment, qui nous suivent. Au final, ce n'est pas que nous qu'on insulte, c'est aussi les gens qui consomment cette musique. Je n'aime pas que l'on mente".

Il y a surtout deux choses qui ont mis la Française de 40 ans en colère. Premièrement, le traitement réservé aux artistes et au public. " Je suis en furie. Je suis choquée de ce que je viens de voir. C'est un tissu de mensonges. On nous fait passer pour des nazes, on se moque de vous, des gens qui viennent, qui nous suivent depuis vingt ans. Est-ce que c'est normal ?", se questionne-t-elle.

Et dans un deuxième temps, c'est le traitement qui lui est réservé. Le reportage explique qu'"hormis des galas où elle interprète son unique tube, elle n’a jamais eu d’autres activités depuis 20 ans". Ce passage a piqué l’ego de la chanteuse. Elle a trouvé cela scandaleux. "J'ai l'impression qu'on nous insulte, nous les artistes, qu'on insulte les spectateurs, les gens qui nous aiment, et qu'on insulte la profession de journaliste. Il y a beaucoup de chaînes qui sont venues, il y a beaucoup de reportages. Ce n'est pas injurieux comme ça ! Là, c'est très mensonger de dire que je n'ai fait qu'un seul truc". Avant de poursuivre: "On a l'impression que je suis une grosse dépressive au bout de ma vie (...) Dans la voiture, le journaliste me dit 'quand tu ne chantes pas, que fais-tu ?'. Je ne vais pas m'inventer une vie. Je suis chez moi, je regarde la télé, je mange, je vis... Je lui dis ça. Dix minutes après, il pose une question diamétralement opposée à tout ça. Ca m'émeut, ça me met les larmes aux yeux. Il me parlait de mon papa, qui est toujours en vie. Le journaliste associe ces deux choses-là. La personne qui regarde et qui voit Larusso qui dit 'je suis chez moi, je regarde la TV...' et derrière on a moi émue. C'est monstrueux de faire ça ! Je ne vais pas mal, je vais très bien", a-t-elle aussi confié sur le plateau de Jean-Marc Morandini.

L'interprète de "Tu m'oublieras" regrette d'avoir participé au tournage de ce reportage: "Tellement. J'ai envoyé un message au journaliste, il m'a répondu qu'il ne l'a pas fait dans le sens-là. Je lui ai dit 'peut-être que tes intentions étaient très bonnes. Moi, ce que je vois, ce n'est pas bon'. C'est le montage qui n'est pas bon. C'est la première fois que je prends la parole et que je m'insurge comme ça", poursuit-elle.