Des centaines de milliers de personnes lui doivent leur permis de conduire parfois si chèrement acquis. Le lieutenant-colonel Claude De Bruyn, auteur du manuel Feu vert, dont la première édition remonte à 1978, est décédé à l’âge de 77 ans. Depuis 1997, 80 % des futurs conducteurs font confiance dans cette méthode pour prendre le volant indique le site Internet associé au livre.
© DEMOULIN BERNARD
   

Bien avant la parution de sa méthode pour apprendre le code de la route, ce Bruxellois formé à l’École royale militaire et à l’École royale de Gendarmerie, personnalisait déjà la sécurité routière. C’était à travers le petit écran. En 1970, il avait été sélectionné par la RTBF pour présenter Contacts, une émission dédiée à la question dont il a été le présentateur pendant dix ans, totalisant plus 400 enregistrements. Le premier numéro de ce programme produit par la gendarmerie de l’époque et les institutions en charge de la sécurité routière a été diffusé le 5 mars.


En 1980, Claude De Bruyn avait été promu commandant du district de Seraing avant de retrouver à nouveau la télévision avec Trafic, cette fois sur RTL-TVI, entre 1986 et 1988. Il avait pris sa retraite en 1999, non sans avoir participé deux ans plus tôt à l’élaboration de l’édition avec cédérom de Feu vert.

Faux Contact

Jusqu’en 2019, Contacts avait toujours été présentée exclusivement par des gendarmes ou des policiers en fonction. Martin Royen a succédé à Claude de Bruyn de 1980 à 1983. Ont suivi Jean-Marie Tayzen (1983-1990) et Daniel De Nève (1990-2001). À partir de 2001, c’est Olivier Quisquater qui a pris le volant du programme avant d’évoluer en tandem avec la journaliste Daniela Prepeliuc depuis l’an dernier.

Nombreux sont ceux qui se souviennent aussi que ce rendez-vous historique de la RTBF qu'est Contacts (et son célèbre jingle sonore) a aussi fait l’objet d’une parodie sous le titre Faux contact. Elle était l’œuvre du regretté Manu Thoreau décédé accidentellement en 2000. Épaulé par Charlie Dupont, Stéphane De Groodt, Stéphane Custers ou encore Barbara Louys, il croquait avec talents et grand renfort de tics de langage et de belgicismes le commandant De Nève. Le tout ponctuer par une phrase devenue culte : “Bardaf, c’est l’embardée”.