À l’approche du 11 octobre, le nom et l’image de Jean-Jacques Goldman vont envahir l’espace médiatique. Ce jour-là, le golden-boy de la chanson française fêtera ses 70 ans. Et ce n’est pas parce qu’il s’est fait très discret depuis le début des années 2000 que sa popularité en a pris un coup. Il reste la personnalité préférée des Français ces dernières années.

Jeudi soir, c’est France 3 qui célébrait l’événement à sa manière. Avec la diffusion d’un numéro inédit d’Un jour un destin. À travers des documents, inédits eux aussi, dont des maquettes des premiers titres du chanteur, et de nombreuses interviews de proches et d’artistes, Laurent Delahousse  a dressé le portrait de celui dont le métier (maisons de disques, radios, etc.) ne voulait pas avant qu’il ne devienne l’enfant prodige.

Les débuts difficiles, les rencontres qui ont changé son destin, la conviction que le succès ne serait qu’éphémère, le trio Fredericks Goldman Jones, tout y passe. Y compris, forcément, la collaboration avec Céline Dio sur D’eux, l'album francophone le plus vendu de l'histoire, celui qui a lancé véritablement la carrière de la Canadienne en France. Des images en studio accompagnent le commentaire. On y voit Jean-Jacques Goldman aux petits soins avec Céline Dion, lui qui rêvait de travailler avec elle. Il lui apprend à chanter très différemment de ce à quoi elle est habituée.

Vient ensuite une archive privée inédite. La chanteuse et son auteur-compositeur-producteur visionnent ensemble le clip qu’elle a réalisé elle-même pour “Je ne sais”, deuxième single extrait du disque. Elle demande des conseils à Goldman mais la réalisation n’est pas tout à fait au goût de ce dernier. Très franc, il pointe les bons passages et adresse un carton rouge à ceux qui ne lui plaisent pas dans ce qui n’est encore qu’une version de travail. Il lance tout de go : “Ça fait un côté un peu série B, film érotique italien”. Un instant surprise, Céline Dion ouvre grand les yeux, puis entonne immédiatement, avec humour, le refrain du titre ”Gonna Make You Sweat (Everybody Dance No)” de C + C Music Factory, classique des années qui n’a cependant rien d’italien. ”Ce n’est pas sérieux ça ?” adresse-t-elle à Goldman qui s’en amuse beaucoup. Sa réponse est à nouveau cash : “En enlevant quelques plans, je pense que ça peut aller, mais…”

Dans son témoignage, un des amis d’enfance du chanteur indique que dès l’enfance, celui-ci percevait ce qui clochait et qu’il a toujours eu un humour un peu caustique.

La séquence est d'ores et déjà devenue culte.