Télévision François de Brigode (RTBF) et Caroline Fontenoy (RTL-TVI) analysent l’année écoulée et souhaitent leurs vœux aux lecteurs de La Dernière Heure.

Elle a fêté ses dix ans de JT cette année. Lui, le double, il y a un peu plus d’un an. Bien qu’ils travaillent pour des chaînes concurrentes, Caroline Fontenoy (RTL-TVI) et François de Brigode (RTBF) sont loin de se comporter comme chien et chat. Au contraire, les deux stars de l’info s’entendent très bien en dehors des caméras. C’est tout naturellement, qu’ensemble, dans un décor qu’ils leur rappelle la saga James Bond, les deux journalistes ont accepté de souhaiter une bonne année aux lecteurs de La Dernière Heure. Verre de bulles à la main et sur leur 31, ils reviennent sur l’année 2018 qui, chahutée par la problématique des gilets jaunes et la crise politique, se termine de façon un peu morose.

"Je suis un éternel optimiste mais je ne peux qu’affirmer que cette fin d’année est compliquée. Pas mal de gens manquent de repères. Il y a des personnes qui souffrent car elles ont des difficultés à boucler leurs fins de mois. Il y a le risque que ce soit récupéré, comme ça l’a été surtout en France, par des mouvements extrémistes. Sur le plan politique, ça a été l’extrême tension tout au long de l’année au sein du gouvernement fédéral avec les positions dures de la NVA. On se doutait donc bien que la fin d’année n’allait pas être simple", explique François de Brigode avant de passer la parole à sa consœur du RTL Info.

"Habituellement, je suis optimiste aussi. Mais ce qui m’interpelle dans cette fin d’année marquée par les gilets jaunes, un mouvement citoyen inédit, c’est le reflet d’une société qui dysfonctionne à plusieurs niveaux. Elle se concrétise par ces rassemblements citoyens, effectivement en perte de repères. On l’a également vu avec ces 70.000 personnes qui sont descendues dans les rues pour dire aux politiques qu’il était temps de réagir en terme de climat. Et cela, une semaine après que la Belgique ait voté contre une directive européenne. On se dit que beaucoup de citoyens font entendre leurs préoccupations mais qu’au final, ces voix se perdent quand de fortes décisions doivent être prises. Je trouve ça un peu dommage."

Il y a quelques mois encore, c’était l’euphorie dans les rues belges suite au beau parcours des Diables Rouges à la Coupe du Monde…