Après le nouveau James Bond, d’autres déprogrammations pourraient suivre.

Il en faut peu pour ne plus être heureux. Un virus, même pas le plus virulent de tous, et toute l’industrie du cinéma tremble sur ses bases. En deux mois, elle a déjà perdu 5 milliards $. Et les deux suivants s’annoncent cruciaux pour l’ensemble de l’année.

Le report de Mourir peut attendre, la nouvelle aventure de James Bond, du 8 avril au 25 novembre, pourrait bien déclencher un vaste mouvement de déprogrammations.

Pour l’instant, Disney maintient au 27 mars la sortie de Mulan aux USA. Mais l’a déjà postposée au 22 mai au Japon, et reculée à des dates indéterminées en Chine et en Corée du Sud. Si le box-office yankee répond aux attentes, comme c’est le cas depuis le début de l’année (on enregistre même une hausse de 3 % de la fréquentation), il est probable que les autres grands studios suivront son exemple. Mais une épidémie de coronavirus au pays de Donald Trump pourrait tout changer. Selon un sondage Coresight Research, 67 % des Américains arrêteraient alors de se rendre au cinéma. Or, la Californie vient de décréter l’état d’urgence.

Si les cinéphages d’outre-Atlantique se mettaient à bouder les multiplexes, il est probable que les prochains gros blockbusters (Black Widow, le neuvième Fast&Furious, Scoob, Wonder Woman 1984) seraient reportés à la fin de l’année, repoussant d’autres grosses sorties en 2021. Un scénario catastrophe, qui semble de plus en plus vraisemblable.