Le système de votes du concours va changer dès l’édition 2016. Et donner plus de poids aux choix des téléspectateurs.

12 points et 12 points et encore 12 points… Une succession de la note maximale garantissait jusqu’à présent la victoire finale au candidat de l’Eurovision. Ça fait plus de 40 ans que c’est comme ça. On s’y était habitué même si, souvent, ça tuait un peu le suspense des 30 dernières minutes : tous les pays n’ont pas encore attribué leurs notes qu’un simple calcul mathématique permettait d’annoncer le vainqueur. C’était la règle. Elle va changer à Stockholm en mai prochain.

Et c’est plutôt positif . Désormais, chaque pays continuera d’attribuer ses notes, allant de 1 à 12. Mais ces points ne seront les résultats que de professionnels votant. L’avis des téléspectateurs ne sera pas, à cette étape, pris en compte. Dans un deuxième temps seulement - et c’est là que le concours Eurovision va grandement gagner en suspense - les votes des téléspectateurs du monde entier, regroupés sur des notes allant de 1 à 12 - seront additionnés à ceux des professionnels.

Le premier pays du classement provisoire peut donc, à l’issue du vote populaire, perdre son leadership et dégringoler de plusieurs places, au profit, peut-être, d’un plus petit pays qui n’aura pas bénéficié de votes de complaisance ou de soutiens plus politiques.

Cette nouvelle méthode de vote est en discussion depuis 2012. Elle apporte enfin un début de solution aux votes biaisés de ces dernières années et intensifie, par là même, le suspense. La prochaine (et souvent longue) cérémonie, qui se tiendra le 14 mai prochain en Suède, n’en sera certainement pas pour autant raccourcie.