Au regard de la levée de boucliers à l'encontre des dérapages racistes, dans le monde des médias, du foot, ou sur les réseaux sociaux, il y a des expressions qui aujourd'hui, en novembre 2019, n'ont plus leur place dans le vocabulaire de la masse populaire.

Encore moins à la télévision, sur le plateau d'une chaîne publique, dans la bouche d'un ancien arbitre belge haut placé. Jugées banales durant des décennies, les petites vannes "racistes" ou "très limites" sont aujourd'hui pointées du doigt et décriées, lorsque l'occasion se présente.

Cette semaine, la phrase choquante du président du club de Brescia, où évolue l'italien Mario Balotelli. " Il est noir, il travaille pour être plus clair mais il a des difficultés." À cette sortie polémique, s'ajoute la dernière en date, prononcée par Marcel Javaux, sur le plateau de la Tribune (RTBF).

Évoquant une faute commise par Emmanuel Dennis, joueur du FC Bruges, sur un adversaire ostendais, il lance: " Ça, ça vaut quatre-cinq matches [de suspension, NDLR], et le gars s’en sort blanchi… Enfin si on peut le dire..."

Une phrase de l'ancien arbitre de D1 qui ne plait pas à Khalilou Fadiga, autre chroniqueur de la Tribune, mais que le principal intéressé à tenu à commenter ce mardi sur Twitter: " Manifestement, le terme blanchi utilisé tous les jours en droit aurait eu, selon d'aucuns, une connotation raciste dans ma bouche... Dans ce cas je m'en excuse. Dire sur cette base que je suis raciste est insultant."