Interviewée par le Figaro, la journaliste sportive s'est confiée sur le bruit qu'a fait son documentaire. " J’étais loin de me l’imaginer. Ma mère m’avait dit: ' Tu as une bombe entre les mains' et je ne l’ai pas crue. Mais elle avait raison… Énormément de femmes m’ont témoigné leur soutien, mais j’ai aussi été inondée de messages d’hommes, de patrons de chaîne, de rédacteurs en chef, de personnes du gouvernement", a-t-elle déclaré.

Canal + avait demandé de couper certaines images du documentaire, notamment celles de certains hommes. La journaliste a accepté car selon elle, le documentaire fonctionnait sans ces séquences.

"Honnêtement, je n’ai pas compris, mais je l’ai fait parce que, pour moi, la parole de ces femmes était plus importante que tout le reste. S’il fallait enlever certaines scènes pour que ce film existe, j’étais d’accord", explique-t-elle au Figaro. Mais ce n'était pas le véritable problème.

"Ce qui m’a dérangée, c’est que seules les séquences qui étaient incriminantes pour Pierre ont été montrées. Or, il y avait aussi des moments où nous avons un rapport très ludique durant lesquels il me demande: 'Explique-moi pourquoi on ne peut plus dire que vous êtes belles' et je lui explique comment il faut le dire", témoigne-t-elle.

Après la diffusion des images, la journaliste regrette la tournure des événements. "Je suis contre la chasse à l’homme! Mon ambition était de montrer un dysfonctionnement et de permettre à la société d’évoluer, donc je déplore ce qui est arrivé à Pierre. Je n'ai jamais souhaité ça. Que mon travail ait pu déchaîner quelque chose de négatif envers une seule personne m’a mise très mal à l’aise."