Télévision L’animateur de Reporters, comme un poisson dans l’eau à Pairi Daiza, met les fans de NAC en garde expédition Pairi Daiza

" De nos jours, le fléau des NAC, les nouveaux animaux de compagnie, ce ne sont pas les vendeurs de ce type d’animaux, explique Pascal, responsable des reptiles au parc Pairi Daiza. Car ils ont le droit de vendre. Tout est une question, voire un vrai problème, entre l’offre et la demande. Tant que des gens achèteront ce genre d’animaux, il y aura des vendeurs. Mais faire changer les mentalités, c’est compliqué."

C’est à bord du Mersus emergo, un ancien baleinier, venu jeter l’ancre dans la lagune orientale pour tenter de se faire pardonner ses crimes (le massacre des grands cétacés) que Pascal éduque les visiteurs du domaine de Brugelette aux NAC (reptiles, amphibiens, mygales, scorpions, etc.) accueillis par l’association sans but lucratif Carapace.

"Le Mersus est avant tout un refuge, poursuit-il. On est une Asbl, invitée par le parc, et implanté dans ce bateau pour accueillir ce qu’on appelle ces nouveaux animaux de compagnie. Nous sommes les seuls agréés en Wallonie. Nous recueillons les animaux abandonnés par des particuliers ou des animaux saisis par les autorités (police, douanes et justice). On a donc une collection de 2700 reptiles ici mais on n’a pas cherché à les avoir, ils ont tous été abandonnés."

Si Pascal s’amuse à mettre des reptiles et autres serpents non venimeux dans les bras des touristes, c’est avant tout pour les sensibiliser à ce fléau d’abandon des NAC. Michaël Miraglia, présent également pour sensibiliser les téléspectateurs de RTL-TVI, a d’ailleurs un message percutant. "Voici un pogona, précise l’animateur de Reporters (et bientôt dans 112, hélico d’urgence) dans une vidéo à voir sur dh.be. Il paraît rebutant pour certains mais hyper attirant pour d’autres. Un animal accessible même, et qui ne coûte qu’une vingtaine d’euros en animalerie. C’est quasiment le prix d’un jouet. Et plein de gens flashent dessus simplement pour impressionner un ami."

Michaël Miraglia met alors en avant le côté pédagogique du parc, qui attend qu’ils décèdent "de leur belle mort" au lieu de les remettre dans la nature où ils ne survivraient pas. "Au-delà de l’exposition de ces animaux au parc, Pairi Daiza met en avant cette préservation. On recueille ces animaux. À savoir 2700 reptiles avec pour rôle majeur de réaliser des formations pour agents de police. Car ceux qui interviennent dans les maisons n’osent pas les manipuler, parfois, car ils ne les connaissent pas et ils en ont donc peur. Beaucoup de trafiquants de drogue avant, avaient aussi tendance à cacher leur drogue dans leur terrarium. Le parc réalise donc de plus en plus de collaboration avec les services de police et pompiers au sujet des NAC. On n’est pas que dans l’exposition mais aussi bien dans l’éducation aux animaux."