Mimie Mathy est totalement indissociable de son rôle dans Joséphine, ange gardien.

Elle disparaît et réapparaît en un claquement de doigts, bienveillante et maternelle, à l’écoute de ses petits protégés. Ce dimanche, Mimie Mathy revient sur La Une avec une 18e saison de Joséphine, ange gardien qui évolue au fil des années. "La nouvelle équipe a réussi à mettre en place des sujets plus profonds, explique Mimie Mathy qui affirme que le personnage de Joséphine, lui, restera identique. "Seule la façon de traiter les histoires a évolué. Joséphine, elle, est toujours aussi têtue, accrochée à ses clients et féminine ! Elle reste avec ses doutes aussi…"

Quelle personnalité aimeriez-vous inviter dans la série ?

"J’ai récemment appris que ça ferait plaisir à Robert Hossein de faire un guest dans Joséphine. Par rapport à toutes les attaques que je subis provenant de certaines personnes, je peux vous dire que ça m’a fait plaisir qu’un Monsieur comme lui, que j’admire depuis que je suis toute gamine, dise ça. Après, tous ceux qui ont envie sont les bienvenus. Mathilde Seigner adore la série, par exemple. Mais, en France, il y a toujours cette cloison entre télé et cinéma. C’est dommage parce qu’on est comédien avant tout."

Qu’est-ce qui fait le succès de la série, selon vous ?

"On traite de vrais sujets de fond dans la bonne humeur. On sait qu’il y a une fin heureuse. C’est peut-être ce qui change par rapport à la vie de tous les jours. Les parents peuvent laisser regarder Joséphine à leurs enfants sans se soucier de savoir s’il y aura des morts ou pas. On est envahi de séries où ça se passe mal. Joséphine, c’est juste quelque chose qui fait du bien. Quelqu’un m’a même dit une fois que ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale !"

N’avez-vous jamais été lassée de jouer Joséphine ?

"Non, au contraire, je suis ravie de ce rôle qui m’a apporté beaucoup de choses. C’est une série à part, on part toujours à l’aventure. Ce n’est pas comme si j’étais dans un commissariat avec trois mulets. Il y a un univers différent à chaque épisode et tout ça fait que je ne m’en lasse pas."

Vous arrive-t-il qu’on vous appelle Joséphine dans la rue ?

"Les mômes, oui ! Quand les enfants me rencontrent, ils ont du mal à comprendre que je suis un vrai être humain. C’est assez drôle parce que certains m’ont même demandé si je pouvais disparaître (rires). Pour eux, Mimie Mathy, c’est derrière Joséphine."

N’avez-vous jamais eu envie de toucher à un autre registre comme le drame, par exemple ?

"C’est un bonheur de savoir qu’on divertit les gens, mais pourquoi pas ! À partir du moment où c’est bien écrit, oui. Autant sur scène j’ai envie d’entendre les rires du public, autant à la télé faire pleurer et émouvoir est quelque chose de très jouissif pour un comédien."

Vous retrouvera-t-on prochainement sur scène ?

"Il n’y a encore rien de concret pour le moment car je cherche une bonne pièce pour revenir et des partenaires. J’attends aussi que l’envie et la motivation reviennent."

Qu’est-ce que vous n’aimez pas qu’on dise de vous ?

"Je trouve injuste qu’on dise que je suis méchante. J’ai eu droit à quelques piques bien placées de certaines personnes que je ne nommerai plus parce que je n’ai pas envie de leur faire de la pub. Qu’on dise que je suis têtue et râleuse, d’accord; mais qu’on me dise que je suis méchante, je crois que c’est la chose qui me blesse le plus parce que c’est tout sauf moi !"

Vous avez quand même été nommée personnalité préférée des Français…

"Voilà, donc il faut relativiser aussi. Je me dis que les gens ne sont pas bêtes non plus. Je viens de fêter mes 32 ans de carrière et je me dis que s’ils m’aiment depuis autant de temps, c’est que je ne triche pas. Je ne pense pas qu’on puisse construire une carrière sur le mensonge ou sur une fausse image. Après, il y a toujours ceux qui ne nous aiment pas et qui aimeraient qu’on n’existe pas. Mais, c’est normal, on ne peut pas plaire à tout le monde."

Votre petite taille a-t-elle été un fardeau pour vous ?

"Je suis comme je suis et je ne changerais pas. En 58 ans, je me suis faite à ma silhouette et à mon côté petit bouddha  (rires).  J’ai également eu la chance d’avoir des parents qui m’ont expliqué qu’on était tous différents. Ils ont été ma force. Ils m’ont toujours dit :   Tu es comme ça, tu n’as pas le choix, donc essaye d’être la plus jolie possible.   Et j’ai essayé de faire ce qu’on m’avait inculqué quand j’étais gamine. Puis, le fait que je m’accepte aide sûrement beaucoup de personnes à s’accepter avec leurs différences. La preuve, je reçois régulièrement des lettres me disant :  Merci.  Je trouve ça très touchant…"

Êtes-vous une femme épanouie aujourd’hui ?

"Oui car j’ai la chance d’avoir rencontré l’homme de ma vie, même si je l’ai trouvé un peu tard. Tant qu’on a la santé, la chance de faire un métier qu’on aime et d’être bien entouré, le reste c’est dérisoire."

On vous voit toujours entourée d’enfants dans Joséphine et pourtant, vous-même, vous n’en avez pas…

"Le problème est dépassé maintenant. La maternité ne se pose plus. C’est vrai que je ne me serais pas vue à la tête d’une famille de Schtroumpfs mais maintenant j’ai la chance d’avoir quatre enfants de par mon mariage."