"'Allô? Non mais allô quoi!? T'es une fille, t'as pas de shampooing?' J'avais 20, ça a duré 22 secondes. C'est ce qui m'a rendu célèbre." C'est sur ce constat que Nabilla: sans filtre, série documentaire de sept épisodes consacrée à l'ancienne star de la téléréalité démarre sur Amazon Prime Video. Comme l'entend son titre, cette dernière, disponible depuis ce vendredi sur la plateforme, montre une Nabilla sans tabou, au naturel, comme on ne l'avait jamais vue. "Aujourd’hui, je voudrais prendre le risque de montrer qui je suis, j’assume tout", déclare-t-elle dans le premier épisode. Les abonnés peuvent plonger dans le quotidien de la jeune femme aux près de 7 millions d'abonnés sur Instagram, de Dubaï à Paris en passant par Genève. En guise de fil conducteur: l'organisation de son mariage avec Thomas Vergara. Enfin, leur deuxième mariage, celui qu'ils feront (enfin) en public.

Tout au long de la série, Nabilla reviendra sur plusieurs sujets épineux. Sa surmédiatisation, dans un premier temps. "Je reviens de très loin. Tout le monde disait qur j'étais bête, que j'étais vulgaire. (...) Il y a plein de fois où j'ai pensé à mourir quoi. J'avais pas envie de subir tout cet acharnement. Ca m'a détruit", dit en larmes celle que le public a découvert en 2011 dans L'amour est aveugle.

Elle revient également sur son enfance et son adolescende difficile suite au divorce de ses parents. "J'avais des bonnes notes à l'école mais je crois que le divorce de mes parents a déclenché une colère incroyable. On (son frère et elle, ndlr.) s'est retrouvé trop mal tous seuls. On n'avait plus personne, plus d'équilibre Ca a été le vide, c'était terrible", explique-t-elle avant d'ajouter avoir souffert de ne pas avoir vu son père de ses 13 à ses 23 ans."Ca m'a un peu démoli. Tout le monde a besoin de voir son père. (..) Je me suis sentie seule face à moi meme." Par la suite, elle confie que son père a eu beaucoup de mal à accepter sa notoriété. "Mon père a beaucoup souffert de mes débuts car j'étais très bimbo et très légère d'esprit."

La case prison

A côté de plusieurs séquences attendrissantes comme l'essayage de sa robe de mariage signée Jean-Paul Gaultier, les témoignages de ses proches, la gestion de sa marque Nabilla Beauty et ses moments avec Milan, son fils, Nabilla revient sur une période sombre de sa vie, celle qui a démarré le fameux soir du 7 novembre 2014. Après avoir soupé au restaurant et été prendre une verre, Nabilla et Thomas Vergara rentrent à l'hôtel. Une grosse dispute éclate et là, c'est le drame: la jeune femme poignarde son compagnon d'un coup de couteau dans la poitrine. Le poumon de ce dernier est perforé. Il est emmené à l'hôpital en ambulance. Nabilla est en garde à vue. "Je n'ai pas fait grand chose, s'explique-t-elle dans le documentaire. J'ai tenté de lui faire peur pour qu'il se calme parce qu'il était vraiment triste et très énervé. Il a essayé de me maîtriser et puis il y a un coup qui est parti." Un accident qui a coûté cher à Nabilla, envoyée en prison. Une étape très marquante où elle s'est remise en question. "En prison, t'es pas Nabilla, t'es le numéro 6480", dit-elle. Interrogé dans le documentaire, Thomas Vergara dit ne jamais lui en avoir voulu et avoir tout fait pour la faire sortir de prison, malgré les réticences de sa famille.