Dans le Cap Austral, Vincent s’apprête à accueillir un jeune casoar à casque, réputé comme étant l’oiseau le plus dangereux au monde. “Le casoar a trois doigts et des griffes redoutables. Sur son doigt du milieu, il y a un ongle très dangereux et coupant. S’il s’en sert pour attaquer, il peut facilement tuer ses prédateurs et aussi un homme”, explique le soigneur en plaçant l’animal dans son enclos avec l’aide de ses collègues.

Une fois sorti de sa caisse, le casoar inspecte les lieux avec curiosité. “On le garde à l’intérieur pendant quelque temps pour voir s’il mange bien, etc. On attend qu’il s’habitue au nouvel enclos et aux soigneurs et puis on le lâche dans l’enclos extérieur”, explique Vincent qui a l’habitude de travailler avec ce genre d’espèce. “J’ai la chance de travailler avec eux depuis deux ans. L’avantage d’avoir un jeune casoar, c’est qu’on peut l’habituer à notre présence. On peut plus facilement travailler avec eux.

Première sortie  après une semaine

Une semaine après avoir rejoint Pairi Daiza, le jeune casoar a pu se familiariser avec son enclos et son voisin, Nelson ; un casoar âgé de 10 ans. Déjà adulte, ce dernier présente un plumage noir, une excroissance rouge au niveau du cou et un casque vert.

Les deux pensionnaires s’entendront-ils une fois dans l’enclos extérieur ? Étant des oiseaux solitaires, les deux casoars risquent de se battre et de se blesser s’ils n’acceptent pas d’être sur le même territoire. Vincent et Hélène vont faire le test car le jeune casoar est enfin prêt à faire sa première sortie…

La porte est ouverte, les deux casoars peuvent prendre leur envol. Si les débuts étaient plutôt tendus, le courant semble finalement bien passer entre eux. Arrivé à l’extérieur, le plus jeune semble curieux. Il repère vite son camarade et l’observe depuis sa partie du grillage. “Ça se passe bien. Ils se regardent mais il n’y a aucune agressivité. On est super content de la manière dont ça se passe”, lance Vincent face aux caméras d’Expédition Pairi Daiza.

À l’état sauvage, le casoar vit dans les forêts humides d’Australie et de Nouvelle-Guinée. Il y joue un rôle essentiel car “il est capable de manger tout et notamment de gros fruits ; il dissémine ainsi, par ses excréments, des graines de grande taille”, explique le parc animalier. Mesurant jusqu’à 1 mètre 70 de haut et pesant jusqu’à 75 kilos, il est apprécié pour sa viande, ses plumes et ses os par les tribus indigènes de Papouasie.