Suite à la diffusion, le 21 mars dernier, de "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste", documentaire réalisé par Marie Portolano (ex-Canal+, maintenant animatrice chez M6) sur le sexisme dans le milieu du journalisme, Pierre Ménès s'est retrouvé au centre de vives polémiques. Si Canal+, chaîne sur laquelle officiait Pierre Ménès depuis 12 ans, a censuré plusieurs passages du documentaire avant sa diffusion, les scènes masquées ont fuité sur les réseaux sociaux. D'autres scènes, où Pierre Ménès embrasse de force la chroniqueuse de C8 Francesca Antoniotti ou la journaliste Isabelle Moreau notamment, sont également réapparues sur internet, accablant encore plus le chroniqueur sportif.

La mise en lumière de ces comportements inappropriés a valu à Pierre Ménès d'être écarté de l'antenne de Canal+, chaîne qu'il a décidé de quitter, a-t-il confirmé ce lundi auprès de l'AFP. Cette annonce le replace quelque peu sur le devant de la scène, et l'ex-consultant est donc revenu, auprès de plusieurs médias, sur les retombées de "Je ne suis pas une salope, je suis journaliste". S'il avait exprimé "de profonds regrets" quant à son comportement, Pierre Ménès dénonce auprès du Figaro "une forme d'acharnement" envers lui, qui prend des proportions démesurées. Il parle aussi de "déferlante médiatique": "Je suis arrivé en pleine affaire Duhamel, Berry, Poivre d’Arvor qui, eux - c’est tous les trois avérés (aucun n'a été condamné, ndlr) - ont vraiment fait des choses. Moi, je n’ai rien fait à personne, il n’y a pas eu de plainte, il n’y a pas d’enquête judiciaire, il n’y a rien et j’ai l’impression que la déferlante médiatique la plus forte, c’est moi qui l’ai prise", déplore-t-il.

Mais si le chroniqueur ne compte pas arrêter sa carrière pour la cause, il ne nie pas que le documentaire de Marie Portolano, qui fut donc sa collègue chez Canal+ et dont il a d'ailleurs soulevé la jupe lors d'une émission pour lui toucher les fesses, a bien égratigné sa carrière. "Je ne dirais pas qu’elle l'a brisée, parce que je vais montrer à tout le monde que je ne suis pas mort. Mais elle m’a quand même mis un sacré coup", a concédé Pierre Ménès.