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Des associations féministes ont saisi le CSA contre le feuilleton de France 3 "Plus belle la vie", qui décrit selon elles une GPA (gestation par autrui) de façon "favorable".

Dans l'épisode 3847 du 23 juillet, l'avocate célibataire Céline raconte avoir eu recours à une mère porteuse rencontrée en Angleterre et à un donneur de sperme anonyme. Son confident Vincent lui rappelle que la pratique est illégale en France avant d'en discuter avec une femme médecin plutôt favorable à la GPA.

Les associations, réunies dans une Coalition internationale pour l'abolition de la maternité de substitution (CIAMS), regrettent dans un communiqué publié lundi de ne pas retrouver la "justesse de ton habituelle" des auteurs de la série "mais un parti pris très grave".

La CIAMS a protesté dans deux courriers envoyés fin juillet à la production de PBLV contre des "astuces du scénario qui contribuent à rendre la GPA, interdite en France, acceptable". Elle cite notamment le "recours à une jeune femme médecin comme caution pour rendre la pratique socialement acceptable". Une quinzaine de saisines ont été déposées devant le CSA.

Les associations, parmi lesquelles on retrouve L'amicale du nid ou les Chiennes de garde, demandent que la production de la série "rappelle, de façon explicite, l'interdiction de la GPA".

Habituée à traiter les sujets de société les plus brûlants, la production de Plus belle la vie a indiqué à l'AFP qu'elle n'avait pris connaissance des courriers que lundi et qu'elle répondrait aux associations.

"On va poser la question de la marchandisation du corps, à laquelle on est très sensibles", a souligné le producteur Sébastien Charbit. "L'histoire va se dérouler sur quatre semaines avec plusieurs points de vue, comme toujours dans PBLV", a-t-il précisé sans vouloir dévoiler la fin.

"On ne fait jamais de propagande, on ne fait que poser des questions qui animent la société", dans une démarche "pédagogique" et documentée, a revendiqué Sébastien Charbit. Après l'homosexualité, l'identité transsexuelle ou le handicap, le feuilleton devrait s'attaquer bientôt aux élections municipales, peu de temps avant les élections de mars 2020.

Très attendu, maintes fois repoussé, le projet de loi sur la bioéthique et sa mesure phare sur l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes doit être examiné à la rentrée par les députés.

De nombreux militants anti-PMA, qui préparent une forte mobilisation contre cette loi, considèrent comme l'ex-président de LR Laurent Wauquiez que cette réforme "mènera nécessairement" à la GPA.