Cette plainte a été déposée un peu avant la diffusion jeudi soir sur France 2 de l'émission "Complément d'enquête" dans laquelle plusieurs femmes accablent l'ancien animateur, relatant des faits de violences sexuelles. On y entend Mathilde (le prénom a été modifié), à l'origine de la nouvelle plainte, dénoncer un viol dans les locaux de TF1 à Boulogne-Billancourt en février 1995.

A l'époque âgée de 24 ans, journaliste tout juste diplômée, elle déclare avoir été invitée dans le bureau de PPDA où il l'aurait "embrassée" puis "basculée sur la moquette". "Il a enlevé mon pantalon, il a enlevé son pantalon et il m'a violée. Je n'avais plus aucun réflexe", décrit anonymement la plaignante. Selon elle, quelques jours plus tard, "il m'a attrapée par les cheveux et a approché mon visage de son sexe. Là, je me suis débattue". La plaignante a également déposé plainte pour tentative de viol, selon une source proche du dossier.

Contactée par l'AFP, l'avocate de PPDA, Jacqueline Laffont, a indiqué ne pas souhaiter réagir.

L'affaire PPDA avait éclaté en février 2021 quand l'écrivaine et journaliste Florence Porcel avait porté plainte, accusant l'ancien présentateur de lui avoir imposé un rapport sexuel en 2004 et une fellation en 2009. Une enquête préliminaire avait ensuite été menée pendant quatre mois par le parquet de Nanterre, au cours de laquelle 23 femmes avaient témoigné. La majorité des faits dénoncés étant prescrits, l'enquête avait été classée sans suite en juin.

La plainte de PPDA à l'encontre de Mme Porcel, pour dénonciation calomnieuse, avait également été classée.

Fin novembre, Mme Porcel s'était constituée partie civile afin de provoquer la saisine d'un juge pour enquêter de nouveau sur les faits non prescrits qu'elle dénonce. L'information judiciaire, ouverte en décembre 2021, suit son cours. Une deuxième enquête pour viol est également menée à Nanterre, cette fois par des magistrats du parquet, pour des faits apparaissant prescrits.

De son côté, l'ancien animateur a porté plainte mardi avec constitution de partie civile pour dénonciation calomnieuse contre 16 femmes. Il fustige le "lot d'excès et de dérives" du mouvement #MeToo, d'après des passages publiés par France info.