Comme tous les matins de la semaine, Pascal Praud accueillait ce lundi 29 mars ses invités dans l'émission "L'Heure des Pros". Le coronavirus était une fois de plus sur toutes les lèvres. En cause: les services hospitaliers et plus particulièrement sa saturation supposée. Ces derniers doivent prendre en charge de nouveaux patients infectés au virus chaque jour. Ce qui risque de fragiliser tout le système de santé du pays et d'entraver la qualité des soins de santé.

Pour l'AFP ce lundi matin, Olivier Véran le ministre de la santé a assuré mettre tout en oeuvre pour "éviter des choix terribles pour les soignants". Ce mercredi, Emmanuel Macron pourrait d'ailleurs choisir de fermer certains secteurs comme celui de l'enseignement dans un conseil de défense sanitaire décisif. Cette mise sous cloche a notamment été demandée par des responsables de la santé et des directeur de crise des hôpitaux de Paris dans une tribune publiée dans "Le Journal du dimanche" de ce dimanche 28 mars. 

Selon les chiffres, la France connaît effectivement une nouvelle flambée épidémique. Avec 40.000 à 50.000 patients testés positifs chaque jour la semaine dernière, une baisse immédiate à court terme des entrées à l'hôpital n'est pas prévue. Au même moment, le nombre de malades soignés en réanimation (4.872) s'apprête à dépasser le pic de la deuxième vague de l'automne (4.903 le 16 novembre). Des chiffres loins d'être réjouissants.

Martin Blanchier, un médecin présent sur le plateau de l'émission de CNEWS, a pourtant un avis contraire sur la situation sanitaire de la France. Pour lui, elle n'est pas si catastrophique et les spécialistes se sont trompés si l'on se réfère aux différents scénarios évoqués il y a quelques mois. "Si vous regardez les prévisions qui avaient été faites mi-février par Vittoria Colizza (directrice de recherches à l'Inserm et spécialiste de la modélisation de l'épidémie) sur la France et qui avait été présentées par le ministre de la Santé, ça n’a aucun rapport avec ce qui arrive aujourd'hui. On est bien en dessous du scénario le plus optimiste qu'elle avait fait. C'est aussi le cas sur l'Ile-de-France" a-t-il expliqué.

Ensuite, l'épidémiologiste s'est attaquée à une collègue "à la retraite" selon lui en la personne de Catherine Hill. Qui avait été favorable à la tribune dans "Le Journal du Dimanche""Là je peux juste réagir... Karine Lacombe quand les mesures ont été annoncées, elle a dit ce sont d'excellentes mesures. Elle a dit 'si jamais le président avait confiné en janvier, aujourd'hui tous les restaurants seraient ouverts en France'.... Je suis désolé, mais Karine Lacombe, elle a le don de sortir des espèces de choses comme ça, et de surfer sur les tendances".

Ce témoignage a eu le don de faire réagir Pascal Praud. L'animateur s'est alors interrogé à propos des informations qui nous sont données. "J'ai écouté BFM TV ce samedi soir. C'était l'apocalypse. Les gens qui écoutent ça se disent 'il y a un truc qui ne va pas'. Qui a raison ? D'ailleurs, je n'en sais rien..."