Télévision En attendant de pouvoir visiter les bébés pandas géants, rencontre avec leur soigneur, Robin.  Expédition Pairi Daiza, Dimanche 18h20.

"C’est une chance de faire ce métier, concède Robin, soigneur des pandas du parc de Brugelette. Tout le monde n’a pas la possibilité de les approcher d’aussi près." Et d’avoir pu les prendre dans ses bras avant leur premier anniversaire !

Avec son programme de préservation des espèces, Pairi Daiza vient d’accueillir deux bébés pandas (qui ne seront viables qu’après 100 jours !) issus de la femelle Hao Hao et de son compagnon Xing Hui, prêté pour 15 ans par la Chine. Mais aussi, bientôt, des ours blancs orphelins - qui font déjà polémique - dans leur nouvelle aile hivernale prévue pour Noël. À cet effet, le parc a construit un parking photovoltaïque afin de créer un circuit de récupération d’énergie.

Mais revenons à nos pandas, l’attraction phare de Pairi Daiza. En effet, Tian Bao vient de souffler ses trois bougies. "À partir de cet âge-là, la Chine a le droit de le reprendre, explique Robin, ému. On n’a pas encore de date précise mais ça peut être la dernière saison comme il peut encore être là durant un an ou deux. Mais quoiqu’il arrive, il ne sera pas réintroduit dans son milieu naturel car il s’est trop habitué à l’homme."

Coup dur pour Robin qui l’a nourri depuis tout petit. "Son régime est essentiellement à base de bambou. Il en mange 40 kilos par jour (ce qui fait une tonne de bambous par semaine pour les trois pandas du parc ! NdlR). Sinon des carottes ou du Panda cake, une recette chinoise à base de surimi et graine de soja. Mais son caviar reste les pousses de bambou ! Il mange d’un côté puis de l’autre, si vous regardez bien, pour ne pas user un côté de leur dentition plutôt que l’autre. La dernière fois qu’on a pesé Tian Bao, il pesait plus de 100 kilos mais il a peut-être encore grossi car il a carrément pété la balance (sourire) !"

Animal solitaire, le panda vit aussi seul dans le zoo. "On les laisse seuls sinon ils risqueraient de se battre, conclut Robin. Ils sont aussi forts sensibles aux odeurs donc on met des gants quand on leur donne à manger. On ne leur donne pas trop non plus sinon ils attrapent de mauvaises habitudes et on ne peut pas les punir. Il paraît pacifique comme cela, mais il ne faut pas oublier que le panda reste un ours ! Rien qu’un coup de patte peut être fatal. Celui qui va dans l’enclos maintenant, je ne lui donne pas cher de sa peau !" (sourire)