La première saison d’Invisible touche à sa fin sur La Une. Après l’internement de sa femme, Ayoub est seul à garder son fils Théo. Mais l’invisibilité gagne rapidement le père de famille. Tout a commencé par les mains. Maintenant, c’est l’ensemble de son corps qui n’est plus visible par les autres personnes. Ses “absences” lors du passage des services sociaux auront entraîné la perte de la garde de son fils. Une situation qui dévaste Ayoub. Le professeur essaye tant bien que mal de rester aux côtés de son fils qui, lui, a connaissance de son invisibilité…

Le rôle d’Ayoub est un personnage comme on ne m’en a jamais offert”, explique Roda Fawaz, comédien que les téléspectateurs ont notamment pu voir dans Unité 42. “Pour un acteur de mon type, c’est rare de pouvoir incarner un personnage avec de telles nuances, loin des clichés habituels. Ayoub est un homme battu qui fait tout pour protéger son cocon familial. Mais, il est en position de faiblesse. Souvent, il se voile la face. Il ne veut pas regarder la réalité comme elle est. Laurence a essayé de lui ouvrir les yeux mais finalement, il sera mis au pied du mur. Au-delà d’être fantastique, Invisible est une série très humaine et c’est ce qui m’a plu.”

Un tournage pas comme les autres

Pour les téléspectateurs, les personnes invisibles sont représentées totalement nues à l’écran. Comme d’autres comédiens, Roda Fawaz a donc dû se dévêtir pour les besoins du tournage. Une expérience dont il se souviendra longtemps. “Toutes les scènes où les invisibles sont présents ont été doublées parce que les téléspectateurs voient les invisibles tandis que les personnages, eux, ne les voient pas”, explique l’acteur. “Outre la gestion des équipements qui rendaient certaines parties de notre corps invisibles à l’écran, ce qui était difficile, pour moi, c’était de penser à l’environnement. Quand, en tant qu’invisible, on marche en rue, on devait entendre notre voix mais pas trop fort parce que les passants, eux, ne devaient pas l’entendre.”