Le programme inédit de RTL n'a pas plu à de nombreux citoyens, qui l'ont fait savoir. Le CSA a été saisi de plusieurs plaintes et a décidé d'ouvrir un dossier sur l'émission présentée par Christophe Deborsu.

Il y a deux semaines, la chaîne privée proposait une innovation en marge des élections communales d'octobre prochain, en interviewant 48 heures durant les bourgmestres des entités francophones du pays. Du 3 au 5 septembre dernier, Christophe Deborsu, Caroline Fontenoy et Pascal Vrebos ont interrogé jour et nuit les élus de 281 communes wallonnes et bruxelloises.

On apprend néanmoins ce jeudi par communiqué de presse que le programme fait l'objet de plusieurs plaintes introduites par des citoyens auprès du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). "Les plaignants regrettent notamment que cette opération mette uniquement en valeur les bourgmestres dans chaque commune tandis que les autres tendances politiques présentes au niveau local ne bénéficient à ce jour pas de la même médiatisation" détaille ce document qui nous est parvenu.

Une pratique qui ne cadre pas avec la disposition en période électorale prônant un équilibre à l'antenne entre les différents courants politiques. "Le règlement relatif aux programmes de radio et de télévision en période électorale, approuvé par l’arrêté de la Communauté française du 31 janvier 2018, prévoit que 'les éditeurs assurent l’équilibre et la représentativité des différences (sic) tendances idéologiques, philosophiques et politiques dans l’ensemble des programmes qu’ils diffusent'" (article 4).

Sur base de ce constat, il est rappelé à RTL que, comme le stipule l'article 10 de ce réglement, "lorsqu’un éditeur diffuse des programmes qui, pris individuellement, ne présentent pas toutes les tendances (…) de manière équilibrée, il doit assurer l’équilibre et la représentativité dans la programmation globale de son service, sur l’ensemble de la période électorale".

Le média n'a pas encore réagi à l'ouverture de ce dossier.