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Au lendemain du premier JT présenté par Salima Belabbas, le mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (Mrax) a tenu à réagir aux propos outranciers tenus sur les réseaux sociaux à propos de la jeune présentatrice. 

En expliquant notamment que la législation devait changer en la matière. "La loi de 1981 contre le racisme a été modifiée en 2007, à une époque où les réseaux sociaux n’avaient pas la même ampleur qu’aujourd’hui, précise Carlos Crespo, président du Mrax. Il faudrait à nouveau l’adapter pour intégrer cette composante dans la législation."

Car, regrette Carlos Crespo, les réseaux sociaux ont permis de libérer une parole ouvertement raciste. "Derrière leur écran d’ordinateur, sur leur divan, ceux qui postent ces propos sur Facebook n’ont plus de frein social. Ils se sentent intouchables."

Pourtant, des plaintes sont chaque année déposées. "Mais peu aboutissent à une sanction. Certaines victimes laissent aller mais il faudrait presque systématiquement porter plainte. Ce serait un travail conséquent et la justice ne parviendrait sans doute pas à suivre. Au Mrax, chaque signalement est suivi et transmis au parquet. Depuis 2014, le nombre de signalements augmente chaque année. Pas forcément parce qu’il y a plus de faits. Peut-être est-ce juste parce que les internautes osent aussi plus dénoncer."

Toujours est-il que, selon le Mrax, il faut changer la législation pour pouvoir sévir plus sérieusement et rapidement. "De manière à briser ce sentiment d’impunité. Le fédéral a émis l’idée de construire un plan d’action contre le racisme. Les réseaux sociaux ne doivent pas en être absents."