Le patron de VivaCité, Eric Gilson, répond aux rumeurs de tensions internes mettant en cause les deux animateurs vedettes.

Alain Simons privé d’antenne pendant une semaine pour des propos jugés "déplacés" durant son info trafic matinal (il avait relayé une info évoquant la présence de Gitans dans la région de Charleroi en ajoutant : "Voilà, faites attention, on ne sait jamais, fermez bien les portes. Si vous avez des trucs volables chez vous, faites attention"). Benjamin Maréchal décrié par certains à l’interne, parfois même un peu bousculé sur les antennes même des radios de la RTBF…

Le populaire dérangerait-il certains à la RTBF ? Ces deux figures vedettes de VivaCité feraient hérisser le poil de certains syndicats à Reyers (et ses antennes), guettant, apprend-on de source non-officielle, la moindre erreur de la part des deux animateurs. Qu’en est-il réellement ? Comment Eric Gilson, le directeur de VivaCité, fait-il face à ce qu’il refuse d’appeler une chasse aux sorcières ? Réponses.

Benjamin Maréchal, c’est un secret de Polichinelle, fait de nombreux envieux au sein de la RTBF, on le trouverait trop populaire. Quant à Alain Simons, qui avait soulevé une vague de protestation à son arrivée sur Viva, certains de ses collègues auraient demandé qu’il soit sanctionné. Vous confirmez ?

"Ce sont deux cas tout à fait différents. Alain Simons, qui a doublé les audiences de sa tranche matinale, a eu une arrivée mouvementée, c’est vrai. Il avait l’étiquette RTL sur son dos. Il y a eu ce malheureux incident il y a quelques jours, il a commis une faute. Et nous avions pris, avec la direction, de toute façon la décision de la sanctionner. Qu’Alain ne soit pas apprécié par certaines personnes à la RTBF, c’est un fait, mais c’est comme dans toute entreprise et il n’y a pas de chasse aux sorcières pour autant."

Et pour Benjamin ?

"Pour lui, les gens peuvent lui reprocher son approche éditoriale - ils n’acceptent pas qu’on donne la parole aux citoyens sans la présence de spécialistes -, parce qu’ils pensent qu’elle n’est pas compatible avec ce qu’est censée être la RTBF. Mais Benjamin Maréchal a notre soutien et le rôle de Viva est d’être une radio populaire au sens noble du terme. Certains doivent comprendre que toutes les radios de la RTBF sont complémentaires et que le fait que VivaCité fonctionne permet à d’autres de faire des trucs plus pointus. À la télé, l’audience a triplé depuis la présence de C’est vous qui le dites sur La Une. Quand on est numéro un, on fait forcément des jaloux !"

Finalement, à travers Alain Simons et Benjamin Maréchal, c’est davantage le côté populaire de VivaCité qui serait décrié ?

"Je ne pense pas. C’est plus lié à des personnalités auxquelles certains n’accrochent pas. Deux animateurs populaires, ça peut faire des jaloux, ce ne sont pas des gens qui passent inaperçus. On ne fait pas non plus n’importe quoi pour avoir de l’audience et Viva a le soutien de Francis Goffin (directeur des radios) et de Jean-Paul Philippot (grand patron de la RTBF) ."

Mais les syndicats de la RTBF, eux, seraient à l’affût du moindre détail pour mettre des bâtons dans les roues à Alain et Benjamin…

"Il ne faut pas parler de tous les syndicats. Dans le cas d’Alain, certains ont en effet sauté sur l’occasion pour faire entendre leur avis. Mais tous ne sont pas contre les figures fortes que sont Benjamin Maréchal et Alain Simons."