Dès le premier épisode de "Koh-Lanta, L'île des Héros", Inès a fait parler d'elle. Alors que la saison touche à sa fin, l'ex-jaune au caractère fort est toujours dans l'aventure.

Revenons au 21 février dernier. Les fans de Koh-Lanta découvraient tous les nouveaux candidats ainsi que les cinq héros qui allaient s'affronter dans les épreuves de confort et d'immunité. Parmi eux, Inès, qui avait atterri dans l'équipe jaune. Lors de l'épreuve d'immunité, cette jeune infirmière avait été choisie par son équipe pour escalader une structure en bois afin de tenter d'offrir la victoire à son équipe. Au cours de l'épreuve, beaucoup d'internautes avaient trouvé son maillot trop court et pas adéquat.

© D.R.

Dans une interview accordée à la chaîne Gossip Room TV, la candidate est revenue sur cet épisode. "Je ne regrette pas du tout ce buzz de maillot parce que ce n'est pas moi qui ai voulu le créer. Il a été fait malgré moi. Koh-Lanta ou pas, je ne vois pas en quoi une tenue vestimentaire peut venir compromettre des performances ou autre. Je ne me suis pas posé la question de mettre un parachute. Je n'étais pas là pour faire un défilé, pour me recoiffer ou mettre le maillot comme il fallait. Je n'avais que l'épreuve en tête. Je suis arrivée comme une malade et je me suis rendu compte sur la fin qu'il y avait un petit problème. Dès la fin de l'épreuve, j'en ai fait part à la production et j'ai changé de maillot. Les gens pensent ce qu'ils veulent de moi, je m'en tamponne le coquillard."

La Française de 25 ans était la première aventurière de l'équipe jaune. Une équipe qu'elle préférait à celle des rouges: "Je ne rabaisse pas les rouges mais les jaunes, c'est mon équipe. Je suis la plus chanceuse d'avoir eu une équipe comme ça. Je n'ai pas de mots pour décrire le liens qu'on a eu avec les jaunes. Je ne regrette absolument rien et je ne changerais mon équipe pour rien au monde."

Très complice avec Moussa, Inès a-t-elle eu béguin pour un autre candidat ? "Absolument pas. Non, non non. Pas du tout. Non non. C'est non", a-t-elle explicitement répondu.

Malgré cela, elle entretient de très bonnes relations avec les autres candidats. Elle les a d'ailleurs tous reçus chez elle. "On s'est tous revus plusieurs fois pour se faire des restaurants ou prendre des verres (ndlr: avant le confinement). On a de la chance car pas mal d'entre nous sommes sur la région parisienne. On a aussi une conversation de groupe sur laquelle on parle tous les jours. On peut donc y parler avec ceux qui sont dans le sud comme Teheiura. J'ai aussi fait des repas à la maison. On a vraiment un bon groupe et les liens sont forts. Je ne m'y attendais pas et ça me fait énormément plaisir d'avoir des gens comme ça dans ma vie"

"Je ne veux pas être comme Sam"

Inès s'est également penchée sur sa relation tumultueuse avec Sam. Ce dernier, qui s'était longtemps préparé pour vivre son aventure à fond, a été éliminé peu après la réunification, jugé trop bon dans les épreuves. "On ne peut pas parler de jalousie. Sam et moi sommes différents. C'est quelqu'un que je respecte énormément. A son jeune âge, il a su faire des choses qui sont vraiment incroyables. Je lui tire mon chapeau en fait. Mais je ne peux pas être jalouse car je ne veux pas être comme lui", a-t-elle expliqué.

L'un des personnages phares de ce Koh-Lanta est bien entendu Ahmad. Le stratège avait été éliminé lors de la réunification. "J'avais beaucoup de mal à le cerner. Quelqu'un qui fait des stratégies n'est pas fiable. Ce n'est rien de péjoratif mais on ne sait pas quel rôle il joue, s'il dit vrai ou faux. Je me suis très vite aperçue que c'était un bon gars, qui a le coeur sur la main. En plus, il fait trop rire ce c**", rigole-t-elle. Inès avait aussi un mot pour Claude. "Claudus ? C'est un très grand aventurier. Il m'a scotché sur les épreuves. On n'a pas le temps de démarrer qu'il était déjà là-bas en fait. Après, c'est un petit filou. Il est très malin. C'est un petit escroc le Claudus mais j'étais très contente de faire mon aventure avec lui"

Lors de la deuxième émission, Inès et tous les aventuriers ont rencontré les héros. Un moment particulier et surprenant. "Quand on les a vu débarquer sur la plage, on s'est demandé ce qui allait se passer et quel rôle ils allaient avoir dans l'aventure. Il y avait beaucoup d’adrénaline qui est montée parce qu'ils ont un certain niveau alors que nous, on est novice. Je me suis dit qu'il fallait tout donner. Nous on était perdus et pour eux, Koh-Lanta était leur deuxième maison. Mais je l'ai pris comme un challenge en plus de se mesurer aux plus grands. Au final, je suis restée sur un avis plutôt positif car ils ont pu nous aider", confie-t-elle.

"La bouffe, c'était pas le buffet à volonté"

Sur le camp, c'est Inès qui cuisinait. C'est elle qui s'est chargée de répartir les doses des aventuriers tout au long de son aventure. Et cela changeait fortement de ses repas habituels. "C'était pas le buffet à volonté. C'était très très dur. C'était moi qui faisait les repas les soirs. Ce que je faisais, ce n'était pas le dixième de ce qu'on mange sur un repas et on ne mangeait qu'une fois sur la journée."

Chaque vendredi, Inès regarde les différents épisodes de Koh-Lanta. C'est toujours un moment particulier pour elle. Elle est partagée entre de la gêne par rapport à son image et le plaisir de voir de bons souvenirs remonter à la surface. "Tout ce qu'on voit à la télé, c'est ce qu'on a fait. Mais par certains moments, j'aurais aimé que telle ou telle chose que j'ai dite ou faite soit montrée mais l'émission ne tourne pas autour de moi. Ça me fait très bizarre de me voir à la télé. J'ai énormément de mal avec mon image. Physiquement, c'est dur. Mais ça me fait plaisir car toute l'aventure remonte avec les sensations et l’adrénaline. Donc je suis partagée. Je n'aime pas ma voix mais ça me fait plaisir de revoir les moments avec les autres."

Sa vie confinée

L'infirmière de 25 ans a été très sensible au respect du confinement. Elle ne sortait que pour aller travailler, elle qui est infirmière. D'ailleurs, voir certaines personnes ne pas respecter les mesures prises par le gouvernement l'énervait. Surtout quand elle voyait que pendant ce temps-là, ses collègues étaient très fatiguées et débordées. "Les gens qui ne respectent pas le confinement ? Je risque de m'emporter. Je pense que c'est un manque de respect pour ceux qui vont travailler et surtout pour le personnel soignant. Quand je sors pour aller travailler et que je vois dans la rue les gens qui se baladent, je le prends comme de l’égoïsme pur."