Stéphane Bern était l’invité d’honneur du salon du livre d’histoire Écrire l’histoire.

Ce dimanche, la deuxième édition d'Écrire l’histoire , salon du livre d’histoire de Bruxelles, accueillait un invité d’honneur de prestige, le journaliste, écrivain et présentateur télé Stéphane Bern. Son arrivée a d’ailleurs été remarquée lors de la séance de dédicaces qui a démarré à 14h30 précises.

En une fraction de seconde, une file comportant des personnes de tout âge s’est développée devant l’emplacement où le présentateur de Secrets d’histoire dédicaçait ses livres, parmi lesquels on retrouve le septième volet de Secret d’histoire ou encore Mon Luxembourg, livre sur le Luxembourg, son pays d’origine. "Le Luxembourg est un pays très peu connu. D’un point de vue français, tout ce qui n’est pas français est toujours regardé avec une certaine condescendance et un certain mépris. La Belgique est regardée avec plus de tendresse aujourd’hui parce que les Belges ont apporté une contribution extrêmement importante aux arts français", explique Stéphane Bern.

15 h 10. Il est temps pour le journaliste de rejoindre Patrick Weber, animateur d’On refait le monde sur Bel RTL, à la salle des mariages pour prendre la parole lors de la conférence intitulée Comment rendre l’histoire passionnante ? C’est alors que Stéphane Bern lève le voile sur un malaise qui subsiste au sein de France Télévisions : "Je ne peux pas expliquer la même chose dans les livres et à la télévision. Je dois expliquer aux dirigeants qui est qui. On est donc obligé de convaincre des gens qui ont le pouvoir mais qui sont ignares. Au début, on s’énerve […]. Puis je me dis que c’est une bonne leçon, soyons humbles et un peu modestes. Si je ne suis pas capable d’expliquer à ceux qui nous dirigent qui sont les personnages dont j’aimerais parler dans l’émission, comment vais-je intéresser le grand public ?", explique avec humour le journaliste de RTL qui ajoute que tout cela s’est "singulièrement arrangé ces derniers mois".

"Je ne me considère pas comme un historien, c’est pour ça que les historiens m’acceptent. Je suis un passeur, un conteur, celui qui donne la parole aux historiens et celui qui va emmener le téléspectateur par la main pour ne pas qu’il zappe une émission sur l’histoire. Intéresser le public avec de l’histoire à 20 h 50 devient un défi", continue Stéphane Bern qui parle également d’audiences. "Si je fais moins de 3 millions de téléspectateurs avec Secrets d’histoire, je ne suis pas sûr d’être reconduit. En plus, on m’envoie l’artillerie lourde en face, des émissions merveilleuses comme L’amour est dans le pré , par exemple", dit-il avec un brin d’ironie . "Quand les gens rentrent chez eux le soir, ils se disent qu’ils ont envie de se détendre devant une chose stupide. Ça me rend la tâche encore plus difficile. Il faut donc trouver la recette qui va tenir le public en haleine."