Stéphane Guillon n'apparaîtra plus dans l'émission "Salut les Terriens", présentée par Thierry Ardisson sur C8.

L'humoriste et chroniqueur s'était déjà retrouvé sur la sellette après avoir fait usage de sa liberté de ton pour critiquer ouvertement Vincent Bolloré, le propriétaire du groupe Canal + depuis l'été 2015. "Ce n’est pas parce que vous achetez quelque chose que vous avez le droit de faire n’importe quoi", avait notamment envoyé Stéphane Guillon.

Sur son compte Facebook, il a décidé de mettre certaines choses au clair. Il revient notamment sur la manière dont il a appris la nouvelle. "J’ai appris hier à l’heure du laitier que je ne serai plus sur « Salut les Terriens » à la rentrée. Je l’ai appris grâce à un journaliste qui voulait savoir 'Ce que ça me faisait ? / Ça me fait quoi ? Lui ai-je répondu, un brin interloqué. / Vous n’êtes pas au courant ? / Non. (malaise) / Vous êtes viré !' "

Un tantinet amer, comme on peut aisément l'imaginer, Stéphane Guillon poursuit. "J’aurais bien aimé que le groupe Canal Plus, avec qui je travaille depuis 2003, me prévienne, un petit coup de téléphone, cela se fait entre collègues. Pas un pot de départ, je n’en demande pas tant, mais un appel, ou un texto agrémenté d'un Smiley l'air contrit. Plus facile qu’un appel. Mais encore une fois, je ne juge pas, chacun sa méthode. C'est peut-être mieux aussi d’avoir attendu que j’enregistre les deux dernières émissions jeudi dernier pour me congédier. J’aurais pu écrire une chronique sur mon licenciement et ça aurait mis une ambiance de merde."

Pour autant, l'ex-chroniqueur de "20h10 pétantes" est convaincu que cette décision a été imposée à Thierry Ardisson. "Je sais que la décision de me virer a été imposée à Thierry Ardisson et qu’il en est malheureux. Je profite de ces quelques lignes pour l’embrasser et le remercier pour sa fidélité et la très grande liberté de ton qu’il m’a toujours accordée et ce depuis notre rencontre en 2006. La liberté de ton est une fois de plus le cœur du problème. Peut-on rire de tout et de tout le monde et s’arrêter quand cela touche aux intérêts du groupe qui vous emploie ? Je ne le pense pas, à moins de perdre toute crédibilité, de ne plus faire son métier."

L'acteur du film "Les âmes de papier" termine sur un ton sarcastique, avant de remercier ceux qui l'ont soutenu. "Si C8 me vire, la chaîne l’assure : « Elle m’aime toujours, preuve en est, elle diffusera mon one-man show en septembre ». Je suis entièrement rassuré par cette marque d’amour, mais je ne voudrais surtout pas qu’ils se sentent obligés de le faire. Je peux leur racheter les droits s’ils le souhaitent. En magasin, on a quinze jours pour rapporter un article qui ne vous satisfait pas. Là, ça fait plusieurs mois qu’ils ont acheté le produit, mais je suis prêt à faire un geste. Le client est roi. Et si l’article a un vice de forme, je le reprends. Merci cher public pour votre fidélité. Vous me manquerez."