"Je me rends chaque année au Sablon Design Market car ce n’est pas loin de mon quartier et que ma comparse Alexandra y va aussi à chaque fois, nous confesse Stéphane Vanhandenhoven. Mais je n’y vais jamais officiellement car je ne parviens pas à honorer mes trois jours sur ce grand marché annuel du design. Je pensais le faire cette année et y exposer mes objets mais je n’y serai finalement que ce dimanche entre 11h30 et 17h.”

L’antiquaire belge, qui venait de sortir de l’hôpital lorsque nous le joignions par téléphone, nous apprend que cela est dû à des soucis de santé. “J’ai eu un vrai problème, il y a trois semaines au Liban, confie celui qui était parti dans le but de récolter des fonds pour aider les enfants suite à la catastrophe de Beyrouth. J’y allais pour aider un hôpital et j’ai eu une attaque cardiaque. Ce dimanche, je vais donc surtout m’asseoir sur une chaise avec Alexandra Morel, faire des selfies et répondre aux questions des visiteurs… tellement je suis lessivé par ce petit incident cardiaque. C’était la veille de mon retour du Liban mais les médecins là-bas ont été extraordinaires. Depuis lors, mes activités (l’antiquaire de 59 ans détient le magasin Apostrophe à Bruxelles, NdlR.) sont donc un petit peu au ralenti. Tout ça cause de la clope et d’une surcharge pondérale. Je dois me calmer. J’en suis sorti avec un peu de chance mais les soins libanais prodigués ont été extraordinaires.”

Une cagnotte de 20 000 dollars pour le Beyrouth

Avant de soutenir la manifestation de ce week-end au Sablon Design Market dans notre capitale (“le covid a empêché beaucoup de choses, il était donc important pour moi d’être là, de soutenir le peu de choses qui existent ou subsistent”) Stéphane Vanhandenhoven était en effet parti au Liban pour lancer une cagnotte au profit des enfants d’un hôpital soufflé par les explosions survenues début août. “On va arriver aux 20 000 dollars d’objectif, ce qui correspond à une semaine de soins pour l’hôpital, explique le Belge, dont la petite amie est libanaise, et qui a aussi distribué des centaines de dollars aux familles les plus touchées du quartier du port de Beyrouth. Le problème est que l’hôpital qui a été un peu soufflé a dû mettre les enfants dans d’autres hôpitaux, ce qui leur occasionne du coup encore plus de frais. Mon objectif était de couvrir une semaine de ces frais-là et de trouver une fondation qui fournisse trois mois de médicaments. Ce qui a été fait.”

La suite de l’interview est à découvrir dans les éditions de la DH de ce lundi