Télévision

La chaîne française a décidé de faire confiance à IP Belgium, la même régie publicitaire que RTL.

En septembre 2017, TF1 s'était lancé sur le marché publicitaire belge via la régie néerlandophone Transfer. Le but de cette action était de valoriser les bonnes statistiques de la chaîne sur le territoire belge sur le plan publicitaire.

En effet, selon les chiffres officiels du CIM, la chaîne TF1 bénéficie d'une part d'audience de 15% en Belgique francophone. Elle occupe ainsi la troisième place juste derrière RTL-TVI et RTBF. A l'époque, les annonces que le téléspectateur belge voyait ne rapportait rien à TF1. Le groupe avait alors décidé de passer par un système de "décrochage géographique", afin de proposer des publicités ciblées pour le territoire belge à la place des spots français.

Pour ce faire, TF1 s'était alors tourné vers une régie noire-jaune-rouge. Le PDG du groupe français, Gilles Pélisson, avait estimé que la démarche rapporterait entre 10 et 20 millions d'euros sur un total annuel de 200 millions en Belgique francophone. Il avait également assuré que leur arrivée allait aussi rapatrier des budgets publicitaires dans le sud du pays, ce qui bénéficierait à l'ensemble des chaînes.


Cette annonce avait fait peur au duopole RTL-RTBF qui voient d'un mauvais œil l'arrivée d'un tel ogre sur le marché et qui grappillera, obligatoirement, des parts du gâteau publicitaire.

Jusqu'alors, RTL Belgium avait réussi de son côté à limiter les dégâts depuis 2017 grâce, notamment, à son fameux plan #evolve qui avait conduit à de nombreux licenciements.

Cette nouvelle décision du groupe français d'empiéter sur les annonces de RTL pourrait donc bien redistribuer les cartes sur le marché publicitaire belge francophone et impacter les revenus publicitaire dont dépend grandement la chaîne privée belge.