Télévision

Lors de l'arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge en 2017, le Conseil supérieur de l'audioviovisuel (CSA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) avait enclenché une procédure en vue d'obtenir un "accord mutuellement satisfaisant" avec son homologue français. 

Depuis lors, la convention de TF1 Belgique oblige la chaîne à respecter les règles publicitaires de la FWB. En revanche, aucun accord n'avait été trouvé notamment pour imposer au groupe français d'investir dans la production audiovisuelle belge francophone. La nouvelle directive sur les services de médias audiovisuels va changer la donne, a expliqué mardi Noël Theben, responsable de l'unité Télévisions du CSA. Les Etats ont jusqu'à septembre 2020 pour transposer la nouvelle directive européenne sur les services de médias audiovisuels (SMA). Celle-ci clarifie la situation des chaînes qui ciblent le public d'un pays qui n'est pas celui où elles sont régulées. "Le principe d'une contribution à la production locale est acquis", assure Noël Theben.

Mais des discussions sont en cours sur la méthodologie à appliquer pour calculer cette contribution. "On s'est encore vus avec le CSA français il y a deux semaines. Après TF1, la chaîne 13e Rue a aussi commencé à faire des décrochages publicitaires en Belgique, même si l'impact n'est pas le même", relève-t-il.

Lundi, on a appris que TF1 cessait sa collaboration avec la régie Transfer. A partir du 1er septembre prochain, ses espaces publicitaires en Belgique seront commercialisés par IP Belgium, filiale de RTL Belgium.

Actuellement, en vertu de la convention sur TF1 Belgique qui lie le média au CSA français, la chaîne est obligée de respecter les règles publicitaires plus strictes de la FWB. Mais seul le régulateur français est compétent pour sanctionner une éventuelle violation de ces règles.

"Nous pouvons cependant renseigner le CSA français. Nous avons déjà quelques dossiers à la marge mais l'état d'esprit est positif", selon M. Theben.