Le premier épisode de la série, très court, génère des réactions contrastées.

Avec The Mandalorian, la série spin-off de Star Wars, Disney + mise gros. Très gros même. Cent millions de dollars pour huit épisodes, c’est plus élevé que pour la huitième saison de la saga événement de ces dernières années, Game of Thrones. Et forcément, l’attente des fans est à la hauteur du budget investi.

Première surprise : le seul épisode proposé le 12 novembre, lors du lancement de la plateforme de streaming aux USA, ne dure que quarante minutes. Générique compris. C’est plutôt court.

Deuxième sujet d’étonnement : la mise en scène s’inspire plus clairement des classiques du western que des mouvements de caméra de George Lucas. " The Mandalorian est construit sur une idée : le côté badass du space western total", explique Vanity Fair. Qui met en avant le plaisir "de regarder une bande de soldats de l’espace en armure se tirer dessus avec leurs blasters", avant d’exprimer un regret : "Sans passé, motivation ou expression du visage, cela sonne un peu creux, cela manque des éléments fondamentalement humains de Star Wars."

Le Clint Eastwood des étoiles

Un point de vue assez représentatif des avis publiés dans la presse ou sur les réseaux sociaux. La plupart de ceux qui ont visionné ce premier épisode sont séduits, mais pas enthousiasmés par ce Clint Eastwood des étoiles. "Le cacher derrière toute cette armure rend assez compliqué la connexion avec lui, écrit Vulture. Il y a certes un court flash-back dans l’enfance du Mandalorien qui laisse entendre - quel choc - qu’il a vécu une éducation traumatisante. Nous apprenons aussi qu’il n’est pas habituellement fan des droïdes. Mais à part ça, c’est un code secret."

"C’est quelqu’un de cool qui fait des choses cool, ajoute le site ScreenRush. Le Mandalorien va sûrement prendre de l’épaissir au fil de la saison. Mais quand on compare la profondeur psychologique de ce type aux héros complexes, multicouches, qu’on a l’habitude de voir sur le câble ou sur les plateformes de streaming, il donne l’impression de trébucher en sortie des starting-blokcs."

British. Movies. Death se montre plus positif : "J’aime Star Wars, j’adore les westerns, le travail créatif est super, il nous permet d’explorer des endroits plus étranges de l’univers Star Wars. Et par-dessus tout, il est simple : c’est fraîchissant." D’évidence la suite, ce vendredi, sera très attendue.