Une épreuve qu’Arnaud, le candidat belge de cette 13e saison, a brillamment réussi. En décrochant la deuxième place du podium, il s’est immédiatement qualifié pour la prochaine semaine de compétition.

Don du sang, don de soi

Rasmus Munk, le chef danois à l’initiative de cet exercice, a été particulièrement surpris par l’assiette du cuistot liégeois, intitulée « Don du sang, don de soi ».

Arnaud, qui figure donc parmi les cinq derniers candidats en lice et n’a jamais caché son homosexualité, avait choisi de dénoncer la difficulté à donner son sang quand on aime une personne du même sexe. « J’espère que la petite notoriété que m’offre l’émission pourra m’aider à faire bouger les choses », nous confiait le chef du restaurant « Nono » qui ne comprend toujours pas pourquoi il est si difficile pour un homosexuel de donner son sang dans nos pays européens alors que le Conseil Supérieur de la Santé a indiqué en novembre 2021 que le risque de transmission de VIH par transfusion de sang avait atteint un niveau très bas, voire presque nul.

12 mois d’abstinence

Pourtant chez nous, un homosexuel doit s’abstenir d’avoir des relations sexuelles avec un autre homme pendant 12 mois avant de pouvoir donner son sang. Jusqu’il y a peu – la loi a changé en 2017 - les homosexuels n’étaient tout simplement pas autorisés à donner leur sang. Pour faire part de son indignation, Arnaud a donc réalisé une mousse au chocolat avec un insert panna cotta rose et café et un coulis de framboise au vinaigre balsamique servi dans une poche à perfusion. Munk, qui est aux commandes du restaurant « Alchemist », à Copenhague et est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs chefs européens – il a obtenu 2 étoiles au Michelin d’un coup sans passer par la première à seulement 28 ans – a applaudi le candidat. Glenn Viel, son chef de brigade, qui a perdu sa maman des suites d’une leucémie était également très ému par la proposition de son poulain qui a toutefois été devancé par Mickaël.

Le Nordiste de la brigade bleue avait choisi de dénoncer l’élevage intensif en proposant du cochon cru en ceviche, huile de sésame et piment d'Espelette et glace au porc, posés sur un crâne de porc. Le plat était accompagné d’une seringue remplie de sauce qui servait elle à dénoncer l’utilisation d’antibiotiques sur les animaux. Louise, Pascal, Sébastien et Lilian ont, quant à eux, manqué le coche et ont été envoyés en deuxième épreuve. Une épreuve lors de laquelle ils devaient revisiter les coquillages à la demande de Dominique Crenn, chef française, exilée aux États-Unis où elle tient un restaurant 3 étoiles, « Atelier Crenn ».

Coquillages et crustacés

Louise s’est qualifiée grâce à un carpaccio de couteaux fumés aux algues et aux palourdes, accompagné d’un risotto et d’une bisque épicée. Pascal s’est également qualifié grâce à sa préparation de coquilles Saint-Jacques. Sébastien et Lilian ont dû s’affronter en dernière chance autour de la poire. C’est finalement Sébastien qui l’a emporté, au grand dam de Lilian qui a dû quitter Top Chef pour la deuxième fois de la saison puisqu’il avait abandonné le concours quelques semaines plus tôt pour raison personnelles.