Ceux qui suivent les histoires de cœur de Junior, Manon, Florentin, Jennifer et les autres chaque dimanche sur RTL-TVi ne peuvent que constater les dégâts : si l'émission Mariés au premier regard, phénomène télévisuel de société remplit pleinement sa mission de locomotive à audience pour la chaîne privée, elle a toutes les peines du monde à confirmer son slogan, qui consiste à dire que la science et la compatibilité théorique de deux personnes suffit peut former de vrais couples.

Lors de la saison 3 de l’émission, déjà, le concept n’avait pas vraiment démontré son efficacité : malgré des audiences canon en plein confinement, aucun couple forgé durant l’émission n’avait "survécu". Adossé au faible taux d’efficacité de l’émission en 2021 encore, ça commence à faire beaucoup… 

La production, face aux critiques, a besoin d'un expert scientifique de renom


L’un des experts de MAPR, le docteur en psychologie Jean-Luc Beaumont, défendait formellement un concept de plus en plus critiqué pas plus tard que ce lundi auprès de La DH: "oui, les couples formés dans Mariés au premier regard sont vraiment compatibles sur le long terme . La seule inconnue reste le feeling ou le flash. On ne sait pas encore les calculer , explique-t-il. Mais, ça arrivera bien un jour. Ce n’est pas de la science dure mais de la psychologie scientifique. C’est neuf et ça s’améliore tous les ans ", assure l’expert.

Reste que la polémique sur la non-efficacité présumée de l’émission enfle et contraint, en coulisses, la production à agir. Fort. La DH apprend, ainsi, que des contacts très avancés avec un expert scientifique de poids ont été entrepris depuis plusieurs semaines, avec une intensification ces derniers jours. Cet expert, chaque citoyen de ce pays est familier avec son bon sens, sa mèche, sa capacité de vulgarisation et sa maîtrise aigüe du sens de la métaphore : il s’agit d’Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral dans la lutte contre le Covid-19 !

"Yveske est particulièrement habile en matière d'interactions sociales, c'est quelqu'un qui aime profondément, et connaît l'importance sacrée du mariage"

Visage rassurant et habitué de nos écrans (qu’il occupe au moins deux fois par semaine, chaque mardi et vendredi lorsqu’il s’agit d’informer les Belges sur l’évolution de la pandémie), le professeur en maladies infectieuses aurait, se murmure-t-il en coulisses, décelé une faille dans le modèle scientifique qui régit les tests que passent les candidats de l’émission. Il estime pouvoir améliorer l’efficacité de "l’algorithme de l’amour", secrètement gardé dans les tiroirs de la production.

"Au-delà de son expertise scientifique, Yves est un bon vivant, très habile pour décrypter nos interactions sociales", nous confie un ami d’enfance du scientifique. "Hors, la période que nous traversons en ce moment a montré à quel point ces contacts étaient précieux. Qui d’autre qu’Yveske est plus légitime, dans ce pays, pour parler de l’importance de bien choisir sa bulle sociale ? C’est quelqu’un qui aime profondément les gens et son épouse, aussi. Il croit en l'importance sacrée du mariage."

"Par contre", reprend notre interlocuteur, "c’est un homme sérieux : il est actuellement totalement focalisé sur la lutte contre le Covid, et ne se jetera dans l’aventure Mariés au Premier regard que lorsque l’épidémie de Covid sera, si pas totalement terminée, en tout cas largement maîtrisée…"

Vers un test de bonne manières et de cueillette aux champignons ?

D’après quelques indiscrétions issues de la production de l’émission, Yves Van Laethem se montrerait très enthousiaste à l’idée de muscler le protocole de tests de compatibilité que passent les candidats à l’émission. Il aurait, ainsi, proposé d’intégrer une séance de cueillette aux champignons, de pêche à la truite et un "repas comme au 18e siècle", mélange complexe d’activités mêlant patience, bonnes manières et précision, trois caractéristiques chères au scientifique, afin d’élargir la qualité du profilage "amoureux" des candidats. Qui, pour rappel, passent déjà des tests d’image, de son, et d’odeur.

Si l'affaire est bien engagée, elle n'est toutefois pas encore faite : "Yves hésite encore un peu, il ne veut pas qu’on se dise qu’il est récupéré médiatiquement par la télé. Je crois qu’il a un peu peur du retour de frisbee…"