Télévision Marc-Emmanuel et son équipe ne font visiblement pas que des heureux.

C'est une nouvelle attaque contre l'émission de TF1 "Tous Ensemble". Après les critiques négatives d'une famille en octobre dernier, une femme balance à nouveau sur l'émission produite par Julien Courbet et animée par Marc-Emmanuel.

Le site Bastamag a recueilli le témoignage d'une femme qui a participé à Tous Ensemble. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est qu'elle n'a pas gardé d'excellents souvenird de la visite de Marc-Emmanuel et son équipe de bénévoles.

Morceaux choisis:

"Tout ce qui est fait n’est que fumée. Et quand le voile s’estompe, c’est le désastre ! On vous conditionne jusqu’à l'arrivée de Marc-Emmanuel. Quand il arrive, vous craquez, vous pleurez. Tout est fait pour l’audimat. On refait les prises vidéos quatre ou cinq fois, on vous demande de raconter encore et encore votre histoire. Les scènes s’enchainent. Ils vous parlent de proches qui sont morts, juste avant de vous mettre devant la caméra, ils vous font pleurer. Ce que vous voyez à la télé, ce n’est pas du tout ce que vous ressentez, ce que vous êtes ».

"Quand on regarde l’émission, on voit des gens qui prennent soin des affaires que vous chérissez, qui aident par générosité, qui ont le cœur sur la main... Mais beaucoup de nos affaires ont disparu ou ont été cassées."

"La production vous demande d’écrire un petit discours simple de remerciement, on vous dit ce que vous devez écrire et apprendre par cœur. Puis l’équipe de production, les bénévoles, rentrent chez eux. Et c’est là que commencent les problèmes..."

"Dans la salle de bains, les canalisations ont été mal faites, l’eau ne s’écoule pas, et remonte dans le lavabo. Quand on tire la chasse d’eau, ça ressort dans la baignoire ! Tout était raccordé au même endroit. Un désastre ! Mon mari a tout repris : écoulement de la baignoire, des W.C... J’ai refait toutes les peintures, car au bout de six mois, elles s’effritaient partout, ainsi que le carrelage, car ils ont marché dessus pendant qu’ils le posaient, donc forcément... Ils ont mis un meuble pour changer le bébé, qui s’est démantibulé au bout de trois semaines. Les tiroirs nous restaient dans les mains, et il a fini par s’effondrer ! J’ai eu très peur pour mon petit. Ils ont aussi oublié des portes. Et enlevé un balcon, sans autorisation de démolition. Heureusement que le maire de la commune n’a pas été trop pointilleux."

"Après l’émission, des curieux viennent voir la maison, regardent par les fenêtres, sonnent à la porte. Cela leur semble normal : « J’ai participé à l’émission, à la rénovation, j’ai le droit de visiter ». Notre maison est devenue un site touristique ! Au début, on en rit, mais au bout d’un an, on n’en peut plus ! Nous n’avions plus d’intimité. J’ai dû repousser des gens de chez moi en les tirant par le bras. Une fois, en sortant de ma salle de bain, je suis tombée nez-à-nez avec des gens qui m’ont dit :« C’était ouvert alors on est entrés ».

"Nous nous sommes résignés à vendre cette maison du malheur… Une vente à perte. Cela fait deux ans que nous sommes partis. Nous habitons aujourd’hui dans une autre région, dans une maison en location. Quand il y a une rediffusion de l’émission, nous avons peur que les gens nous reconnaissent, recommencent à poser des questions. Alors nous nous sommes installés au milieu de nulle part."