C’est une édition particulière que s’apprête à vivre Viva For Life. Du 17 au 23 décembre, la grande action de mobilisation qui vise à combattre la pauvreté infantile ne se déroulera pas comme prévu, pour la deuxième année consécutive, sur la Grand-Place de Tournai.

À cause de la crise sanitaire, le fameux cube enfermant pendant 144 heures et sans nourriture solide Adrien Devyver, Sara de Paduwa et Ophélie Fontana ne décollera pas de Reyers, apprend-t-on à la conférence de presse Viva For Life de ce jeudi matin. “Approcher le cube n’était pas le bon choix. On se doit de montrer l’exemple”, déclare Paul Olivier Delannois, bourgmestre de Tournai, qui donne d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine aux équipes de la RTBF, “dans des conditions idéales”, précise-t-il.

Le public présent malgré tout

S’il ne peut pas se rendre sur la grand-place de Tournai pour soutenir les animateurs, le public pourra tout de même participer à l’action mais de façon digitale. La grande tendance du moment… Un “Fanwall” (traduisez un “mur de fans”) interactif sera mis à leur disposition pour encourager et aider le trio dans ses défis. De son côté, Fanny Jandrain ne se baladera plus avec une énorme boule rouge pour le Viva for Life Tour mais sillonnera notre pays au volant d’un bus rouge affrété pour l’occasion.

"On se devait d'être là et, pour ça, on a dû se réinventer", explique Sara de Paduwa. "Je n'ai pas hésité une minute à revenir. Tant que j'ai de l'énergie à partager, je la partage.

De son côté, Ophélie Fontana déclare que cette édition particulière est "le reflet de ce qu'on vit tous en ce moment". "C'est normal qu'on s'adapte. On participe à Viva for Life de la maison. C'est le message qu'on veut faire passer", explique la présentatrice du JT. "Le public ne pourra plus venir à notre rencontre mais on ira chercher les gens autrement, avec les outils technologiques. En fait, grâce à ça, on sera proche de tout le monde. Ceux qui ne pouvaient pas se déplacer pour se rendre à Tournai n'auront pas d'excuses."

La pauvreté en Belgique : “une situation catastrophique”

Notre objectif était de rendre l’événement possible”, déclare Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF. Il faut dire que les chiffres de la précarité en Belgique sont alarmants. Avec 20 % de la population qui est à risque de pauvreté et d’exclusion sociale, notre pays a l’un des plus hauts taux de pauvreté en Europe. Une situation catastrophique qui s’est aggravée pour certains à cause de la crise sanitaire.