Après Guillermo Guiz la semaine passée, au tour d'Alex Vizorek d'arrêter le Café Serré, sur La Première, ce jeudi matin. L'humoriste a annoncé en direct qu'il faisait ses adieux à la chronique radio belge qui l'a rendu célèbre.

"Je suis encore la politique belge mais j’ai peut-être un peu moins la tête dans le guidon maintenant , confesse l’humoriste belge dont le spectacle, Alex Vizorek est une œuvre d’art - avec lequel il tourne depuis 9 ans-, sera diffusé jeudi prochain sur la Deux. Mais c’est quelque chose que j’aime bien faire. Et j’ai l’impression qu’en Belgique, maintenant, ils m’attendent un peu au tournant. Ce qui est plutôt cool."

Même si le chroniqueur de Si tu écoutes, j’annule tout sur France Inter (aux côtés d’une autre Belge, Charline Vanhoenacker) et de C l’Hebdo sur France 5 nous avoue qu’il aimerait "débrayer quelque chose l’année prochaine, que ce soit en télé ou radio. Pas que je ne prends pas de plaisir mais je dois lever le pied. Je dois justement écrire ce second spectacle avant qu’on ne me reproche de me dire que cela fait 18 ans que je tourne avec mon œuvre d’art (sourire) !" S’il n’y a encore rien de concret pour l’instant (mercato oblige), Alex Vizorek sent qu’il est "dans les bons papiers de beaucoup de monde" dans le paysage médiatique français et qu’il va falloir "choisir un panel cohérent." Alex Vizorek n’est plus le seul Belge sur le marché français non plus… mais il affirme que nos voisins "ne disent pas encore qu’on est de trop. Il n’y a pas encore de racisme anti-belge, je vous rassure. C’est pour cela que tant que cela fonctionne en France, je ne pense pas revenir en Belgique. Sauf pour un projet très original."

Quid du Café serré sur les ondes de la RTBF alors ? "J’y réfléchis car je ne suis plus présent physiquement, et je pense y avoir fait mon temps, explique l’humoriste. Je ne veux pas quitter la RTBF mais ce n’est pas facile de ne pas être sur place. J’aimerais aussi écrire un programme court, quelque chose qui s’éloignerait un peu des chroniques. Je me démerde bien mais je ne vais pas faire ça dans 20 ans non plus. Les gens vont commencer à aimer un autre ton aussi."

À force de rire de la politique, Alex Vizorek aurait-il envie d’en faire ? "Non, vraiment pas, assure l’homme de 35 ans qui s’était encore amusé du "cirque PS" récemment sur les antennes de La Première et qui n’avait pas du tout fait rire Laurette Onkelinx . Je n’aime pas trop les responsabilités de manière générale ou faire des promesses quand je ne sais pas les tenir. C’est donc déjà deux gros défauts pour faire ce métier (sourires) !" Avant d’ajouter qu’après "s’être foutu de leur gueule pendant tant d’années, si tu arrives en politique, tu te fais déchirer ! Mais je tiens à rassurer tout le monde, je n’ai jamais eu aucun coup de pression. On a une chance inouïe de faire notre métier dans des pays comme les nôtres. Enfin, si j’ai un contrôle fiscal, peut-être que Laurette Onkelinx y sera pour quelque chose ! (rire)"