ASTANA

Avec neuf arrivées pour onze départs, Astana a profondément remanié son effectif cet hiver. Après avoir perdu Nibali fin 2017 (vers Bahrain) puis Aru l'année suivante (vers UAE), c'est cette fois Michael Valgren qui a choisi de poursuivre sa carrière sous d'autres cieux. Dommage car à 26 ans, le Danois, lauréat du Nieuwsblad et de l'Amstel Gold Race la saison dernière, semblait arriver à pleine maturité quand sa remarquable polyvalence l'autorisera sans doute à prétendre au succès sur plusieurs monuments. Dans le sens des arrivées, Astana a attiré les frères Izagirre pour renforcer un peu plus son collectif en vue des courses par étapes. Un terrain sur lequel Miguel Angel Lopez veut franchir un palier. Troisième du Giro et de la Vuelta, le grimpeur Colombien est convaincu de pouvoir prétendre au succès final sur la course au maillot rose. Fuglsang endossera, comme à l'accoutumée, le rôle de leader pour le classement général sur un Tour de France pour lequel il continue de rêver à un podium final.

Zoom sur…
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Merhawi Kudus

Si la formation Astana demeure, avec ses neuf coureurs kazakhs, un porte-drapeau de la république de l'Est, son manager Alexander Vinokourov a choisi de l'internationaliser un peu plus en recrutant l'Erythréen Merhawi Kudus. Une affaire qui lui tenait visiblement très à coeur puisque les premières tractations ont eu lieu dès le mois de… février, sur le Tour d'Oman. Champion national sur route, Kudus est sans conteste l'un des meilleurs coureurs africains et avait d'ailleurs intégré les rangs de la formation MTN-Qhubeka (devenue Dimension data), à 19 ans à peine. Très à l'aise en montagne du fait de son gabarit de poche (1m73 pour 58 kilos), Kudus vient compléter un noyau très concurrentiel sur le terrain des courses par étapes.