BORA-HANSGROHE

Presque exclusivement construite autour de la personnalité de Peter Sagan en 2017, la formation allemande a, depuis lors, bien grandi. La meilleure preuve tient sans doute dans le bilan comptable des troupes de Ralph Denk lors de la dernière saison : 33 succès pour 8, « seulement », au triple champion du monde dont le torse ne sera plus coloré de l'arc-en-ciel au début de cette saison 2019. Les sprinters Sam Bennett, triple vainqueur sur le Giro, et Pascal Ackermann ont, eux aussi, bien fait tourner le boulier compteur l'année dernière, mais leur cohabitation semble de plus en plus compliquée. Cet hiver l'Irlandais Bennett s'est ainsi offusqué de ne pas voir le Giro et le Tour figurer à son prochain programme de courses. « Si j'étais allemand, les choses seraient différentes » avait-il alors soufflé. En enregistrant les arrivées de Gatto et de Drucker, Bora-Hansgrohe a renforcé un peu plus le noyau à la disposition de Sagan pour les classiques. « Je n'ai jamais pu compter sur une équipe aussi forte », a d'ailleurs avoué le Slovaque.

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Maximilian Schachmann

Formé au sein de l'équipe Klein Constantia, qui servait de formation satellite à la Quick Step, l'Allemand de 25 ans a été l'une des révélations de la dernière campagne des classiques ardennaises. C'est qu'en dépit d'un gabarit (1m83 pour 70 kilos) qui le prédestine plus naturellement à tirer de longs bouts droits, Schachmann digère aussi les reliefs escarpés comme en atteste sa victoire d'étape sur le dernier Giro (son premier grand tour!) au sommet de Prato Nevoso, où il s'était imposé en solitaire. Onzième du dernier Mondial de chrono, le natif de Berlin est également un excellent rouleur et pourrait donc assumer certaines responsabilités sur des épreuves de trois semaines où Rafal Majka (13e de la Vuelta et 19e du Tour en 2018) a quelque peu déçu ses dernières années. Et si 2019 actait un passage de relais au sein de l'équipe Bora-Hansgrohe ?