Deceuninck – Quick Step

En conquérant 73 (!) succès en 2018, le Wolfpack a repoussé un peu plus loin encore la barre d'un record qui semblait appelé à se figer dans le temps. Fort de son vécu, Patrick Lefevere sait qu'il sera très compliqué de faire mieux cette année, d'autant que le manager flandrien a dû se résoudre à laisser filer Niki Terpstra et Fernando Gaviria vers d'autres cieux en raison de certaines contraintes budgétaires. La puissance collective et l'esprit de cohésion d'un noyau qui reste impressionnant continueront toutefois d'entretenir les légitimes ambitions des Alaphilippe, Gilbert, Viviani, Jungels ou Lampaert. Deuxième de la dernière Vuelta, Enric Mas s'étalonnera cette année sous les projecteurs du Tour de France . Une attention médiatique et une pression dont la formation belge tentera de protéger au mieux le phénomène Remco Evenepoel, attraction du début de saison. Un jeune loup lui aussi affamé…

Zoom sur…
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Remco Evenepoel

Jamais un néo-pro n'avait focalisé une telle attention médiatique avant même de donner ses premiers coups de pédale en compétition. Début janvier, lors du traditionnel Media Day organisé par la formation Deceuninck-Quick Step à Calpe, Remco Evenepoel avait été le dernier coureur à quitter l'espace interview, après avoir répondu durant près de trois heures à la presse internationale. Un moment rare pour celui que Patrick Lefevere a juré de protéger comme son fils. Pour faire grandir le double champion du monde juniors (route et chrono) pas à pas, le staff de la formation belge lui a imaginé un programme sur mesures, composé d'une soixantaine de jours de course (contre 80, en moyenne, pour un autre pro), essentiellement des épreuves par étapes d'une semaine. Neuvième et meilleur jeune du Tour de San Juan pour ses débuts chez les pros, Evenepoel sait qu'il lui reste encore énormément de choses à apprendre. Tout en affirmant aussi que « il n'est jamais trop tôt pour gagner, il peut seulement être trop tard »...