OTTIGNIES-LLN

Les Belgian Senior Consultants viennent en aide aux PME, ASBL et CPAS

CONSULTANTS “Lorsque j’étais confronté à des crédits dans ma vie professionnelle, dans le secteur bancaire, cela m’énervait de voir des PME aller dans le mur, parce qu’elles avaient été mal conseillées. Je me suis donc dit qu’il faudrait que je puisse leur apporter mes conseils. Je voulais déjà rentrer au Belgian Senior Consultants, avant qu’ils n’existent” , sourit Mathieu Jemine, des BSC du Brabant wallon.

Comme Mathieu, ils sont une soixantaine dans la Jeune Province. Leur point commun : ils ont 65 ans ou plus, sont pensionnés, mais souhaitent rester actifs, garder des contacts sociaux et ils partagent surtout cette envie de faire profiter les autres de leur expérience professionnelle, tout en se faisant plaisir.

L’objectif de l’association consiste en effet à mettre l’expérience et les connaissances de ses membres au service de la société et du tissu socio-économique d’une région, bénévolement. “Nous comptons des anciens cadres, des ingénieurs, des anciens fonctionnaires qui nous rejoignent afin de conseiller des PME, des indépendants, des associations, mais aussi des communes ou des CPAS “, précise le président brabançon, Paul Jacques. À la demande de la ville d’Ottignies, les BSC ont notamment donné des cours d’informatiques aux seniors.

Pas question toutefois de faire la comptabilité d’une société tous les mois, mais de la conseiller et de l’accompagner. “Nous conseillons par exemple des écoles qui doivent acquérir du matériel informatique, nous donnons un coup de main à une ASBL qui doit revoir ses statuts ou sa comptabilité” , précise Paul Jacques. Et Mathieu Jemine d’embrayer : “Nous avons notamment collaboré avec l’ASBL Jeunes et Nature. Un bel exemple de rencontre intergénérationnelle. Ils avaient l’enthousiasme et nous, l’expérience”.

Des conseils donnés en toute indépendance. “C’est l’avantage de faire appel aux BSC” , confirme Jean Bidoul. Autre avantage, l’absence de stress... “même si on se prend au jeu” , sourit Paul Jacques. Autre avantage pour ces supers papys , comme ils se qualifient eux-mêmes : “ici, on nous dit merci, contrairement au milieu professionnel, où le travail n’est jamais assez bien fait ou assez vite fait”.



© La Dernière Heure 2010