Les rumeurs d’arrêt des projets RER font réagir

Fifi Vincent
Les rumeurs d’arrêt des projets RER font réagir

Mobilité et développement économique en péril, si les promesses ne sont pas tenues

Ce week-end, les informations sur l’insuffisance des budgets prévus pour achever les travaux du RER en Wallonie - ils sont pratiquement terminés en Flandre - ont provoqué pas mal d’émoi en Brabant wallon. Pour l’Écolo Marcel Cheron, il est à craindre qu’une mise au frigo de quatre ans (supplémentaires) des travaux débouche sur l’arrêt pur et simple des projets vers Nivelles et vers Ottignies. Les chiffres parus dans la presse ont alarmé pas mal d’élus.

C’est que depuis plus de dix ans, on parle de l’arrivée du RER en Brabant wallon pour améliorer la mobilité et pour stimuler le développement urbain. Et du côté des navetteurs, cet énorme chantier amène pas mal d’inconvénients.

Tout ça pour arriver là ? "La remise en question du bon aboutissement des travaux du RER dans les deux directions vers Ottignies et Nivelles impose que l’ensemble des élus du Brabant wallon, à tous les niveaux, se mobilisent", a réagi dès samedi le ministre d’État, André Flahaut. "Il s’agit d’un réel danger pour la Province, et d’un coup qui pourrait être fatal pour la mobilité et le développement de la Wallonie. Espérons qu’il n’y ait pas là une nouvelle dimension communautaire. Mais poser la question, c’est y répondre…"

Et la "belle-mère" socialiste du Brabant wallon de rappeler les combats menés en commun avec le MR pour obtenir ces deux lignes RER…

À Nivelles, la députée régionale Valérie De Bue (MR) s’est dite "stupéfaite" face à ces nouvelles informations. Pour elle, comme le RER était une priorité dans l’accord de gouvernement, il serait incompréhensible de ne pas le terminer. Et il est indispensable, en tout cas, de garantir le service promis : soit au moins 4 trains par heure vers Bruxelles en heure de pointe. "Je n’ai aucune confirmation des informations parues dans la presse", précisait pour sa part le député fédéral et bourgmestre de Braine-l’Alleud, Vincent Scourneau (MR). "Une reprogrammation dans le temps, peut-être. Mais un abandon, c’est politiquement impossible, vu les centaines de millions déjà investis !"

V. F.

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