Waterloo: il se faisait passer pour un boss de la F1

Laurent, chômeur, disait diriger l’écurie Red Bull Racing…

V. F.
Britain Formula One - F1 - British Grand Prix 2016 - Silverstone, England - 9/7/16 Red Bull's Max Verstappen during qualifying Reuters / Andrew Boyers Livepic EDITORIAL USE ONLY. © PHOTO NEWS / PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS
Britain Formula One - F1 - British Grand Prix 2016 - Silverstone, England - 9/7/16 Red Bull's Max Verstappen during qualifying Reuters / Andrew Boyers Livepic EDITORIAL USE ONLY. © PHOTO NEWS / PICTURE NOT INCLUDED IN THE CONTRACTS ©Photo News

Laurent, chômeur, disait diriger l’écurie Red Bull Racing… En 2011, après avoir fait connaissance d’une jeune femme qu’il trouvait à son goût, Laurent lui a conseillé de lui faire parvenir son CV. Il lui a expliqué qu’il occupait un poste important dans l’écurie de Formule 1 Red Bull Racing, qu’il aimerait travailler avec elle et qu’ils pourraient voyager un peu partout où se tenaient des Grands Prix.

Le tout assorti de promesses financières plus qu’intéressantes : après plusieurs échanges de mails, la dame a eu confirmation d’un job consistant à coordonner les tâches des hôtesses durant un week-end.

Pour le faire à Monza, en Italie, durant tout un week-end, son correspondant lui proposait la somme rondelette de 12.000 € ! Mais lorsqu’elle s’est présentée avec ses bagages chez Laurent, celui-ci lui a montré un nouveau message : le vol réservé avait été annulé en dernière minute, mais elle serait tout de même payée… à condition de rester chez son hôte en Belgique pour être en tout temps disponible pour Red Bull Racing.

Le même scénario, sous divers prétextes, s’est reproduit à plusieurs reprises. Finalement, la dame a contacté elle-même Red Bull Racing… et a découvert qu’elle avait été manipulée.

Laurent était en réalité au chômage et l’a alors harcelée via des centaines de messages, faisait même du chantage au suicide.

L’homme a été poursuivi pour harcèlement et le tribunal relève la gravité des faits et la longueur de la période infractionnelle, le traumatisme subi par la victime ainsi que l’absence de remise en question de la part du prévenu.

La justice souligne qu’à l’audience, Laurent a fait le procès de la victime et qu’il a réédité le même type de comportement avec une nouvelle compagne. Laurent écope dès lors de 15 mois de prison assortis d’un sursis de cinq ans dans l’espoir de son amendement.

Il devra également dédommager sa victime en lui versant 1.500 €.

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