Wavre : des médocs vendus à la place du speed

Il vendait de faux stupéfiants mais les sanctions sont réelles

Fifi Vincent
Wavre : des médocs vendus à la place du speed
©dr

Il vendait de faux stupéfiants mais les sanctions sont réelles

Le 10 mars 2016, un mineur d’âge a été interpellé par la police de Wavre, alors qu’il vendait des stupéfiants dans les environs de la gare. Il venait de vendre une boulette à une jeune fille et les policiers en ont analysé le contenu.

Le suspect a avoué qu’il s’agissait de speed et de shit et a expliqué que la marchandise, soit 17 pacsons à vendre 15 euros pièce, lui avait été confiée par deux majeurs, un habitant de Court-Saint-Étienne et un autre jeune, originaire d’Uccle.

Les deux jeunes gens se retrouvaient dès lors il y a quelques semaines sur le banc du tribunal correctionnel où ils ont demandé… leur acquittement.

À les suivre, l’affaire tenait de la mauvaise blague, il n’y avait pas lieu de chercher plus loin. En effet, après analyse, le soi-disant speed n’était qu’un mélange de médicaments que le Stéphanois avait trouvé dans la pharmacie familiale.

Le mineur les avait approchés pour savoir s’ils avaient des stupéfiants et ils ont imaginé ce canular pour s’amuser à ses dépens. "C’est minable, c’est pathétique et c’est idiot mais il n’y a pas eu d’intention de vendre des stupéfiants : vous devez les acquitter, avait plaidé l’avocat de la défense à l’audience. Ils ont pris n’importe quoi, ils ont pilé les médicaments et ont donné cela au mineur en l’envoyant jouer ailleurs…"

Le jugement ne voit pas les choses de cette manière : la présidente constate qu’il y a déjà eu vente avant l’intervention des policiers et que les bénéfices ont été redistribués entre les protagonistes. Par ailleurs, les deux prévenus ne se sont pas souciés des conséquences de la consommation de leur mélange de médicaments. Ils écopent d’une peine de travail de 60 heures, et d’une amende de 6 000 euros avec sursis.

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