Walibi, avec ou sans le Kondaa ?

Les autorités compétentes doivent restatuer sur les deux permis annulés.

Quentin Colette
Walibi, avec ou sans le Kondaa ?
©Charlotte Egli

Walibi rouvre le samedi 2 avril. Et depuis le double arrêt du Conseil d’État du 16 février dernier, une question se pose : le parc d’attractions de Wavre fera-t-il tourner le Kondaa, la montagne russe la plus rapide et la plus haute du Benelux inaugurée l’an dernier, le Tiki-Waka, le Pulsar et les autres attractions construites après 2015 ?

Le Conseil d'État a annulé le permis unique pour implanter et exploiter le Pulsar ainsi que le permis intégré autorisant le projet d'extension du parc. Les nouvelles attractions se retrouvent sans permis. Si dans notre édition du 10 mars, nous écrivions qu'obtenir un nouveau permis d'ici le 2 avril serait impossible vu la procédure administrative, il faut être plus nuancé. "Quand le Conseil d'État annule une décision, c'est comme s'il la déchirait. L'autorité compétente doit dès lors restatuer sur la demande de permis", explique Maître Benoît Havet, avocat et chargé d'enseignement à l'université de Mons.

Les autorités compétentes, en l’occurrence le ministre régional de l’Aménagement du territoire pour le permis unique et les fonctionnaires techniques pour le permis intégré, ont différentes options : refuser le permis, solliciter une nouvelle demande ou délivrer un nouveau permis avec l’obligation de tenir compte des enseignements des arrêts du Conseil d’État.

La procédure reprenant, des délais sont à respecter. À partir de la notification de la décision du Conseil d’État, le ministre aura 140 jours ou 110 jours (en fonction du type de permis) pour rendre sa décision tandis que les fonctionnaires auront 80 jours.

Les décisions pourraient donc tomber avant la réouverture du parc.

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