La direction de 5N Plus a annoncé aux syndicats son intention de fermer le site de Tilly, 70 emplois menacés

Une septantaine d'emplois sont menacés.

Belga
Le groupe 5N Plus avait racheté en 2011 les installations de la Société industrielle d'études et d'exploitation chimiques (Sidech), qui était à l'époque leader mondial dans la production du bismuth (métal).
Le groupe 5N Plus avait racheté en 2011 les installations de la Société industrielle d'études et d'exploitation chimiques (Sidech), qui était à l'époque leader mondial dans la production du bismuth (métal). ©D.R.

Un conseil d'entreprise extraordinaire a été organisé mercredi matin sur le site de Tilly (Villers-la-Ville, Brabant wallon) du groupe canadien 5N Plus. La direction a fait part aux représentants du personnel de son intention de fermer complètement le site, où travaillent actuellement environ 70 personnes. Le groupe 5N Plus avait racheté en 2011 les installations de la Société industrielle d'études et d'exploitation chimiques (Sidech), qui était à l'époque leader mondial dans la production du bismuth (métal). La direction invoque de très lourdes pertes financières pour expliquer son intention. Les syndicats, sous le choc, mettent en cause la "mauvaise gestion" du site depuis plusieurs années.

L'annonce faite par la direction lance la procédure Renault sur le licenciement collectif. Une assemblée générale des travailleurs est prévue à 12h00 sur le site. Avec la société familiale Sidech puis la reprise par 5N Plus il y a plus de dix ans, le site de Tilly produit des métaux depuis 1948. Il est classé Seveso en raison de la nature des produits stockés sur place. Lors du conseil d'entreprise extraordinaire de mercredi matin, la direction a expliqué aux syndicats que les investissements qui ont été consentis depuis la reprise des installations par le groupe canadien n'ont pas produit les effets escomptés, évoquant une perte de plus de 40 millions d'euros pour 2021.

"Depuis le rachat, nous constatons que trois directeurs se sont succédé : pour nous, il a surtout eu en réalité une très mauvaise gestion de ces investissements. Il y a sur place des travailleurs avec beaucoup d'ancienneté, des gens qui ont travaillé durant toute la crise sanitaire, et voilà comment ils sont récompensés, avec l'annonce d'une intention de fermer complètement l'usine", réagit le secrétaire régional de la centrale générale FGTB Philippe Leclercq.

Les syndicats, après le conseil d'entreprise extraordinaire, ont convoqué une assemblée générale des travailleurs faisant partie des équipes du matin et de l'après-midi. Celle-ci aura lieu à 12h00 sur place.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be