Accueil des réfugiés ukrainiens: "Les cas difficiles restent une minorité"

Une réunion s’est tenue mardi soir à la Ville pour aborder les questions et difficultés que rencontrent les hébergeurs de familles ukrainiennes.

Michel Demeester
Accueil des réfugiés ukrainiens: "Les cas difficiles restent une minorité"
©EDA

Une réunion s’est tenue entre les hébergeurs, des représentants d’associations et la Ville, surtout du CPAS, en charge de l’accompagnement des ressortissants ukrainiens. Une trentaine de familles, et quelques associations étaient présentes.

"Jusqu'ici, la Ville a reçu 214 demandes d'inscription au registre national. Une trentaine de familles accueillent 94 personnes, enfants compris. Nous avons octroyé 88 Équivalents revenus d'intégration sociale (ERIS). Certains dossiers ont déjà été fermés, les familles sont rentrées en Ukraine. Certaines familles d'accueil sont intervenues en direct, sans passer par les services du CPAS",signale Marie-Pierre Lewalle, présidente du CPAS d'Ottignies-LLN.

La question des indemnités

Les questions des hébergeurs ont posé notamment sur les indemnités auxquelles ils ont droit: "Les ressortissants ukrainiens ont droit au ERIS. Il existe une convention au niveau de la Région wallonne. Elle prévoit que 20% de la somme perçue peut être octroyée à l'accueillant. Il faut pour cela signer une convention d'occupation à titre précaire. Je préconise plutôt un accord, moins contraignant, entre les parties. Il est aussi possible d'obtenir le tarif social pour l'électricité et le gaz", poursuit Marie-Pierre Lewalle.

Certaines familles d'accueil estiment que la situation devient difficile à gérer: "L'idéal est alors de trouver un accord avec les familles accueillies. Le CPAS peut aider dans la mesure de ses moyens. Nous essayons d'engager des assistants sociaux et des éducateurs en CDD, on n'en trouve pas".

Bientôt des logements collectifs à disposition?

Des témoignages nous sont parvenus indiquant que les familles ukrainiennes s'incrustaient, se servaient dans le frigo… D'autres indiquaient qu'elles jouaient aux cartes dans la chambre à longueur de journée: "Dans la plupart des cas, cela se passe bien. Les cas difficiles restent une minorité".

En plus, il n’y a, actuellement, pas d’autres logements disponibles que chez l’habitant.

"Le gouverneur du Brabant wallon a annoncé qu'il pourrait mettre à disposition des logements collectifs pour accueillir ou reloger les familles ukrainiennes", explique encore Marie-Pierre Lewalle.

La Fédéral a proposé de fournir des logements provisoires: « Il faut des terrains équipés, avec eau et électricité. Nous n'en possédons pas si ce n'est à la sapinière mais les gens du voyage y sont accueillis ».

La Ville a mis en place plusieurs initiatives, comme, par exemple, des tables de conversations tandis que les enfants sont pour la plupart scolarisés.

Les hébergeurs présents se sont échangés leurs expériences en fin de réunion, et aussi quelques trucs et astuces: "Nous avons demandé qu'un responsable par quartier coordonne les demandes ponctuelles".

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