Pick-up confisqué et 150 heures de travaux pour le chauffeur de Waterloo qui a fauché un cycliste

Le tribunal vient de condamner un sexagénaire de Waterloo à 150 heures de travaux d'intérêt généraux pour avoir fauché un cycliste, ainsi que la saisie du véhicule.

Pick-up confisqué et 150 heures de travaux pour le chauffeur de Waterloo qui a fauché un cycliste

Le 6 juin 2020, un cycliste a été renversé par un pick-up sur la chaussée de Louvain, à Waterloo. Pas tout à fait accidentel, selon la victime qui a déposé plainte et a subi trois jours d'incapacité de travail. Dans un premier temps, l'automobiliste s'était porté à sa hauteur pour lui crier par sa fenêtre ouverte qu'il devait circuler sur la piste cyclable.

Le cycliste concède avoir répondu de ne pas "faire chier les gens" . Et un peu plus loin, le conducteur du pick-up a ralenti puis a donné un coup de volant. Le cycliste a freiné mais il s'est retrouvé au sol après avoir heurté le véhicule. Des témoins, qui roulaient juste derrière, ont été choqués par la scène et sont intervenus. D'après eux, le chauffeur du pick-up leur a dit que si c'était à refaire, il le referait…

"Je me suis arrêté et il n'avait rien"

Voilà comment on se retrouve sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel à près de 70 ans, poursuivi pour entrave méchante à la circulation. Le sexagénaire waterlootois y a clamé son innocence. D'accord, dans un premier temps, il a fait remarquer au cycliste qu'il empêchait tout le monde de le dépasser en refusant d'emprunter la piste cyclable. Mais après, il n'y aurait rien eu de volontaire…

"Il roulait sur la chaussée de Louvain, en direction de La Hulpe, où il y avait de toutes nouvelles pistes cyclables , a expliqué le prévenu. Moi, je me suis déporté pour entrer dans ma rue. Il a crié, il a glissé et je ne peux pas affirmer avec certitude que j'ai mis mon clignotant. Mais je me suis arrêté et il n'avait rien. Il s'est relevé et un monsieur est venu près de moi en disant que j'étais fou. Pour ne pas envenimer la situation, je suis rentré chez moi…"

Du côté du ministère public, on estimait au contraire que le prévenu était responsable de ce qui s'était passé. "Et avant de faire des remarques aux cyclistes, on respecte le code de la route: un conducteur ne peut pas mettre en danger des usagers plus vulnérables" , a glissé la substitute en déplorant un manque complet de prise de conscience dans le chef du prévenu.

150 heures de travail

Se disant effaré qu'on reproche pratiquement à son client d'avoir tenté d'assassiner un cycliste, l'avocat de la défense avait contesté toute intention méchante dans le chef du Waterlootois, plaidant l'acquittement.

Sans succès: la prévention est déclarée établie, le prévenu écope d'une peine de travail de 150 heures et le tribunal ordonne la confiscation de son pick-up.

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